Le Petit Catalaunien Illustré


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 Au sommaire du n° 64
                  son supplément n° 64-1
Culture

Edito : d'une der des ders à l'autre...
Qui cultive la vertu est récompensé
Une victoire née au nord de Châlons
Un bombardement de Châlons censuré
Un hôpital châlonnais bombardé
Pas d’emballement
Vers l’armistice
Le Président de la République à Châlons
Le 1er novembre au cimetière militaire
Masquez vos lumières
La Victoire
La guerre est gagnée !
La revanche
Le front invisible
Morts pour la France
Jean-Pierre Ravaux, l’architecte de la renaissance des musées de Châlons
Un enrichissement permanent
Avis de disparition
Charles Picot, collectionneur
A lire

Société
Des ambitions pour le patrimoine
Les réponses de l’enquête
Des AVC au PVC
Protection ou spéculation ?
L'Etat se doit de montrer l'exemple
Mensonge spéculatif
La genèse d’un cauchemar
Une fiscalité radioactive
La prophétie de Phyanthez
La croisade de la lutte finale
La goloofolie
Une mèche rebelle

De la Slovenia à la Slavia
Le biogaz : une solution d’avenir ?
déchets nucléaires : même Soulaines dit non
Un asile en France pour Marina et ses enfants
Laïcité : communiqué de la Ligue des Droits de l’Homme

 
L'éditorial
de Sabine Schepens

rédactrice en chef

D’une der des ders à l’autre...

Nous commémorons cet automne le 90ème anniversaire de la signature de l’armistice ayant mis un terme à la Grande guerre. La der des ders, s’écria-t-on alors en fondant la Société des Nations pour donner du sens à cet élan unanime. Mais on sait ce qu’il en fut. Les Archives départementales nous invite à aller visiter le front invisible. Le Petit Catalaunien Illustré est, quant à lui, allé consulter la presse locale de l’époque pour comprendre comment les Châlonnais ont attendu et vécu l’événement.

L’attente a monté crescendo durant quatre mois depuis cette terrible nuit du 14 au 15 juillet 1918 où les ciseaux de la censure ont laissé peu de traces du bombardement intensif, des morts et des dégâts que subit Châlons. Quant au 11 novembre, est-il besoin de dire qu’il fut un jour de joie intense ? Et ses lendemains ? Le prochain numéro du Petit Catalaunien Illustré vous les fera découvrir.

Le second dossier de ce numéro est consacré aux musées de Châlons, à celui qui fut l’architecte de leur renaissance, Jean-Pierre Ravaux, et à la Société de leurs amis qui nous invite à la rejoindre. Saviez-vous que cette association contribue à l’enrichissement des collections du musée et à les faire connaître et qu’elle vous permet d’accéder gratuitement aux musées de la ville ? Y compris au musée Schiller-Goethe jusqu’à sa fermeture, qu’elle condamne, prévue le 31 décembre prochain.

De la conservation à la protection du patrimoine, il n’y a qu’un pas que les associations Nouvelle Catalaunie et des Augustins ont franchi début juillet en participant à l’enquête publique préalable à la mise en place de la ZPPAUP, la zone de protection du patrimoine. Pour ceux qui pensent que la participation à ce genre d’enquête ne sert strictement à rien, je les invite à lire le résultat de leur travail et à méditer sur les propos de la commission d’enquête pourfendant le projet de règlement : « Quelle confusion dans la rédaction ! Il est impératif de mettre de l’ordre dans tout cela ». Ça tombe bien, c’est justement ce que demandent les associations !

On parle beaucoup des changements climatiques depuis la tenue du Grenelle de l’environnement. Mais, concrètement, que fait-on ? La région Champagne-Ardenne a entrepris d’établir un plan d’action climat - énergie régional. Son Conseil économique et social, quant à lui, à plancher sur la méthanisation permettant de réaliser du biogaz. Le Petit Catalaunien en dresse une analyse avant de revenir sur les déchets nucléaires. Côté Droits de l’Homme, nous vous invitons à signer la pétition du Réseau Education sans Frontière qui se mobilise pour empêcher l’expulsion de Marina et ses enfants, réfugiés tchetchène.

II est une autre guerre dont personne n’avait jusqu’à présent conté l’histoire. Une guerre qui, paraît-il, fit – et fait toujours – beaucoup de morts et dont les médias ne parlent jamais. Certes, elle se passe dans une contrée inconnue des dictionnaires, à Chaalons-en-Champaigne, et elle oppose le très belliqueux général Thanase et son ami le proconsul Balthazar Trosquot à l’innombrable nation colombine. Mais est-ce une raison suffisante pour ne pas en parler, pour ne pas s’opposer à leur lutte finale ? Non, bien sûr, même si, comme dans toute guerre, il y a un risque évident à s’intéresser de trop près à ce conflit, celui de mourir. De rire, seulement.

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Une victoire née au nord de Châlons

Le 15 juillet 1918, l’armée allemande passe à l’offensive. La contre-attaque menée par le général Gouraud, chef de la IVe armée dont le commandement était basé à Châlons, est le début de quatre mois ininterrompus de batailles victorieuses pour les alliés. Comment les Châlonnais vécurent-ils ces derniers mois de guerre ? Pour le savoir, Le Petit Catalaunien Illustré a réalisé une revue de presse à partir des titres et chapeaux d’articles publiés par l’Union Républicaine de juillet à novembre 1918. Des brèves qui, même si elles sont parfois privées de verbe, en disent long.
15 juillet 1918
Un bombardement de Châlons censuré

L’offensive allemande du 15 juillet 1918 a commencé par un très violent bombardement de Châlons. Muette sur ce point pendant une semaine, la presse locale finit par effleurer le sujet sous les ciseaux de la censure militaire.

Un hôpital châlonnais bombardé

Dans la nuit du 1er au 2 octobre 1918, le bombardement de l’hôpital d’évacuation de Châlons fait une soixantaine de morts et autant de blessés. Contrairement à celui du 15 juillet, l’armée ne censura pas l’information. Extraits des articles publiés dans l’Union Républicaine (UR).
 

Mort au champ d’honneur

Le jeune Maurice Bernoux, 21 ans, fusilier-mitrailleur au 35e d’infanterie, a été tué devant l’ennemi le 28 septembre dans la ……….. Par une lettre de son capitaine, on sait qu’il a succombé héroïquement en tenant tête avec un petit groupe de camarades à une violente attaque des boches contre qui ils ont lutté jusqu’à la mort plutôt que de se rendre ou de lâcher pied. Cet héroïque combattant était le fils de M. Bernoux, directeur de la fabrique de chaussures à Châlons. Nous adressons un hommage respectueux à la mémoire de ce brave, mort pour la France, et nous présentons à sa famille nos bien sincères condoléances.

JdM du 9/11/1918

Pas d’emballement

Pendant les mauvais jours, nous avons parfois recommandé à nos concitoyens de fermer l’oreille aux propos des pessimistes. Ceux-ci n’étaient pas nombreux chez nous et la belle santé morale de notre public résistait victorieusement à la contagion. ... Nos conseils n’étaient donc le plus souvent qu’une précaution, toujours bonne à prendre...
Le Président de la République à Châlons

M. Servas, maire, et Mgr Tissier, évêque de Châlons, décorés par le chef de l’Etat.

Arrivée de Joseph Servas et Mgr Tissier à l’Hôtel-de-Ville le 6 octobre 1918

 

Le 1er novembre au Cimetière Militaire de Châlons
[…] On était nombreux au pèlerinage patriotique de ce 1er novembre. […] Au nom des conscrits de la classe 1920, M. Pierre Fréminet, président, prononça une allocution. Après lui, […] M. le général Conneau, en quelques brèves et mâles paroles, résuma l’impression de la cérémonie.
 
Masquez vos lumières !

Le Général commandant la place rappelle les prescriptions relatives à l’occlusion des lumières qui doivent être masquées d’une façon absolue dès qu’elles sont allumées...
Vers l’armistice
La déroute militaire conduit l’Allemagne à demander la paix début octobre. Les pourparlers vont durer un long mois durant lequel les Châlonnais suivront de près les événements dans leurs quotidiens. Le Petit Catalaunien poursuit sa revue de presse de l’Union Républicaine.
La victoire

On peut l’imprimer maintenant ce mot prestigieux que, depuis des semaines, nous retenions chaque matin au bout de nos plumes frémissantes. Il fallait le réserver dans sa pureté glorieuse pour le grand jour où elle serait incontestée et incontestable...

La journée à Châlons

La guerre est gagnée !

Jour de gloire ! jour de joie ! ces belles et grandes heures ont été vécues à Châlons dans une allégresse pleine à la fois d’émotion et de fierté. On eût dit que la foule se fût fait une âme nouvelle !

Ne voilez plus les lumières !

La place de Châlons nous communique la note suivante : Les ordres relatifs à l’occlusion des lumières sont annulés à dater d’aujourd’hui 11 novembre 1918. UR des 11 et 12 novembre 1918

 
La revanche

La revanche tant souhaitée, la voici : les Allemands ont été chassés de Sedan. Sedan, cette ville glorieuse qui a donné le jour à Turenne, est aujourd’hui lavée de l’affront que lui faisait la défaite de 1870. Et c’est ainsi que peu à peu, en l’ère actuelle, la France s’affranchit d’un passé douloureux et qui, au bout d’un demi-siècle, pesait encore lourdement sur nous...
672 Châlonnais Morts pour la France

Le Monument aux Morts de Châlons honore la mémoire de 672 Châlonnais morts pour la France et de 67 victimes civiles, répartis sur les côtés gauche et droit du monument avec 6 plaques de bronze où leurs noms sont gravés à l’or, par ordre alphabétique, le nom suivi du prénom, sans grade ni date de mort.
Le premier soldat cité est ABBE René,
le dernier ZWICKEL Henri.
Le front invisible

Les archives départementales de la Marne présente jusqu’au 19 décembre une exposition ayant pour thème le front invisible, celui des artistes et camoufleurs qui opérèrent dans la Marne et, notamment, dans l’atelier qui était implantés dans les locaux du cirque municipal de Châlons.
Une exposition à voir absolument.
 

Exposition du 9 octobre au 19 décembre 2008
du lundi au vendredi de 9 H à 12 H et de 13 h 30 à 17 H, archives départementales de la Marne, 23 rue Carnot à Châlons, entrée libre
renseignements : 03.26.68.06.69
http://www.marne.fr
 


Le cirque de Châlons transformé en atelier de camouflage (photo de l’exposition)

   
Jean-Pierre Ravaux :
L’architecte de la renaissance
des musées de Châlons
De 1970 à 2002, Jean-Pierre Ravaux exerça sa mission de conservateur des musées de Châlons comme un sacerdoce en poursuivant un seul objectif : leur donner la place qui doit leur revenir dans la vie d’une capitale régionale. Il avait pour y parvenir un atout, la richesse des collections, et un handicap, le profond désintérêt des élus. Si le résultat n’a pas été toujours à la hauteur de ses espérances et des promesses qui lui furent faites, Jean-Pierre Ravaux n’en demeure pas moins l’architecte de la renaissance des musées de Châlons.

Fascicule, publié en 1975, présentant les musées de Châlons (municipal et Garinet)

Il est cosigné par Bernard Chertier, conservateur adjoint au musée chargé de la section archéologique, et par Jean-Pierre Ravaux,
conservateur des musées.

 

La Russie et la France, centenaire d’une alliance (1894-1994). Catalogue publié par les Amis des Musées à l’occasion de l’exposition réalisée au musée de Châlons du 26 novembre 1994 au 23 janvier 1955. Philippe Deschamps, collectionneur enthousiaste de l’alliance franco-russe, fit don de plusieurs centaines d’objets au musée de Châlons. En partie détruits lors de l’incendie de 1929 qui ravagea la bibliothèque municipale, il en subsiste 699 qui ont constitué la presque totalité de cette exposition.

Catalogue de la Collection archéologique de Mme Perrin de la Boullaye

édité par la Société des Amis des Musées en 1992 sous la direction de Jean-Pierre Ravaux, conservateur des musées, 494 pages. En décembre 1987, les descendants de madame Perrin prennent contact avec le musée de Châlons et lui propose d’acquérir cette collection dont une partie, selon leur parente, seraient en rapport avec la bataille des Champs catalauniques ayant opposé Attila à Aetius en 497. Déposée au musée de Châlons, cette collection fut triée et classée avant d’être acquise en 1989 à l’aide d’une subvention du FRAC. Avec les 83 autres collections analogues, propriété du musée, elle fait de celui-ci l’un des plus importants musées d’archéologie. Un des rares, aussi, à ne plus avoir de salle d’exposition permanente à leur consacrer.

 

Avis de disparition

Châlons-en-Champagne

Les Amis des Musées de Châlons-en-Champagne,
L’association Internationale Nicolas Appert
L’association Nouvelle Catalaunie,
ainsi que tous les amis des Arts et des Lettres

ont la douleur de vous faire part de la prochaine disparition du

Musée Schiller & Goethe
dans sa 17ème année

Sa condamnation à mort, arbitrairement prononcée par M. Bruno Bourg-Broc, membre du Haut Conseil des Musées de France, doit être exécutée le 31 décembre prochain.

...
Selon la volonté de M. Bourg-Broc, la mise en bière du musée Schiller & Goethe se fera dans la plus stricte intimité, sans fleur ni couronne, hors la vue de sa famille et de ses amis. Les trompettes et tambours seront également proscrits jusqu’à l’ouverture à sa place du Centre d’interprétation et d’animation de l’ordre régional des Architectes.

La famille et les amis du condamné invitent cependant les Châlonnais à se joindre à toute manifestation de sympathie qu’ils organiseraient pour manifester leur indignation et qui serait annoncée par voie de presse et électronique.

Le présent avis tient lieu de faire-part.
Avis de recherche

Les Musées de Châlons-en-Champagne recherchent tous documents, photographies, archives se rapportant à la vie et à la carrière des peintres châlonnais Victor et Joseph Navlet dans le cadre de l’exposition qui leur sera consacrée en 2009. Afin d’enrichir leur connaissance des œuvres de ces deux peintres, ils remercient toutes personnes possédant des dessins, aquarelles ou des huiles sur toile de ces artistes de bien vouloir leur en signaler l’existence et les caractéristiques.
 

Un enrichissement permanent

L’enrichissement et le rayonnement des collections des musées municipaux de Châlons en Champagne fait partie des buts que s’est donnée la Société des Amis des Musées de Châlons en Champagne
.

L'adhésion à l’association (10€), offre la gratuité de l’entrée dans les quatre musées, l’assurance de recevoir une invitation aux expositions temporaires, des visites guidées des expositions et l’accès aux conférences.

Société des Amis des Musées de Châlons en Champagne - Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie - Place Godart 51022 Châlons en Champagne cedex

 

 

Au sommaire du n° 64-1 téléchargeable
en suivant ce lien

La mort programmée du musée Schiller & Goethe

supplément au n° 64

 

Charles Picot, collectionneur

Parmi les collectionneurs recensés à Châlons au XIXe siècle, Charles Picot est le seul autodidacte. Sa collection, qui fait l’objet d’une exposition temporaire jusqu’au 11 janvier 2009 au musée des Beaux Arts de Châlons, n’en est pas moins à même de surprendre et d’émerveiller le visiteur.

Médaille de première classe
reçue par Charles Picot lors de l’Exposition Universelle de 1855 pour sa machine à couper les bois de placage.
Des ambitions au service du patrimoine

L’enquête publique de création d’une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) à Châlons-en-Champagne a été close le 9 juillet 2008. Outre de nombreux particuliers, seules deux associations de défense et de protection du patrimoine ont présenté des observations et formulé des propositions. Le dossier de 15 pages déposé par les associations Nouvelle Catalaunie et des Augustins affiche une vision claire et cohérente des ambitions et orientations fortes qui devraient accompagner cette nouvelle réglementation.
Les réponses de l’enquête

Les réponses de la commission d’enquête aux observations et propositions formulées par les associations Nouvelle Catalaunie et des Augustins figurent dans l’avis qu’elle a rendu. Nous en publions une synthèse.

Analysant le projet soumis à enquête publique, la commission n’a guère été tendre envers la ville de Châlons. « Quelle confusion dans la rédaction ! Il est impératif de mettre de l’ordre dans tout cela », rappelle-t-elle. Les associations lui avaient cité quelques exemples d’incohérence auxquels elle en a ajouté d’autres. La chose prêterait à sourire si elle n’affectait pas la compréhension et la cohérence du projet de règlement de la ZPPAUP.

Des AVC au PVC

Les Amis du Vieux Châlons ont timidement repris du service en organisant, sous le patronage de la ville de Châlons, une réunion publique le 30 septembre dernier. Elle avait pour thème la ZPPAUP. Suite à l’intervention du président de l’association Nouvelle Catalaunie, il y fut question du PVC avec une réponse fort intéressante de M. l’Architecte des Bâtiments de France.
Protection ou spéculation ?

A Châlons, le périmètre de la zone de protection du patrimoine s’arrête là où commence la zone de spéculation immobilière. Tel est le sens de la délibération votée par le conseil municipal de Châlons, malgré l’intervention des associations Nouvelle Catalaunie et des Augustins, transformant en terrain à bâtir une grande partie des derniers espaces naturels que possède la Rive-Gauche.
 
Mensonge spéculatif ?
Lors du conseil municipal, M. Doucet aurait pu être pris en flagrant délit de mensonge par ses collègues si ceux-ci avaient eu en main le rapport de la commission d’enquête et l’avait lu. Le premier adjoint s’est en effet permis d’affirmer que, contrairement à ce qu’affirmait Alain Goze (Nouvelle Force) en lisant les extraits cités dans la lettre des associations, ladite commission ne s’était pas prononcée sur la pertinence des propositions associatives visant à étendre la ZPPAUP à l’intégralité des espaces naturels des maisons de Champagne.
Il s’agit, nous n’en doutons pas, d’un vilain mensonge commis pour paver l’enfer de bonnes intentions et de nobles causes. En échange du droit de spéculation immobilière que le conseil municipal a autorisé, la ville devrait en effet hériter du dôme de la brasserie de la Comète et financer sa restauration. Avec, nous assure-t-on, une petite contribution des heureux spéculateurs qui, depuis plus de 20 ans, ont laissé se dégrader ce patrimoine
à protéger, désormais, de la spéculation.
L’Etat se doit de montrer l’exemple
La direction de L’Equipement demande le déclassement de deux immeubles sis aux 67 et 73 rue des Martyrs de la Résis-tance en avançant leur état insalubre et délabré et projette de les raser pour réaliser un bâtiment neuf. “ Compte tenu de cet état des constructions, lit-on dans le rapport, la commission donne un avis favorable au déclassement demandé, ce qui permettra effectivement de réaliser un projet cohérent avec le bâtiment du n°71 de la rue qui présente de belles caractéristiques architecturales ”. La charité se moquerait-elle de l’hôpital ? S’agissant d’immeubles jugés remarquables qui peuvent être rénovés sans difficultés techniques majeures, l’Etat se doit de montrer le bon exemple...

 

La guerre des pigeons

La genèse d’un cauchemar


En signant La guerre des pigeons, son deuxième roman, Bruno Malthet met ses talents d’écrivain et son humour au service d’une idée : dénoncer la bêtise humaine. D’un coup de plume, il transforme un sujet grave, la guerre, en un champ de bataille où le seul risque que l’on prendrait serait de mourir de rire.
 
Une fiscalité radioactive
Fervent défenseur de l’environnement sitôt qu’il s’agit d’occire les pigeons...
Des extraits du roman sont publiés sur la page du site qui lui est consacrée : La prophétie de Phyanthez ; La croisade de la lutte finale ; La goloofolie ; Une mèche rebelle

Qui cultive la vertu est récompensé

Selon certains spécialistes, le limaçon qui, sur cette gravure conservée à la Bibliothèque municipale de Châlons, se nourrit d’une œuvre de l’esprit symboliserait l’empressement que, de tout temps, on mit à récompenser les hommes zélés qui cultivent la vertu romanesque à Chaalons-en-Champaigne ou dans une ville lui ressemblant fort : Chaalon in Champanien. (extrait du vade-mecum accompagnant les commandes du livre La guerre des pigeons adressées à l’association Nouvelle Catalaunie)
De la Slovenia à la Slavia

La guerre des pigeons contient de nombreuses anecdotes dont on se demande souvent où l’auteur est allé les chercher. Sont-elles de pures inventions ou bien reposent-elles sur des faits réels qu’il aurait romancés ? Le Petit Catalaunien Illustré a mené son enquête avec La Slavia.

Le biogaz : une solution d’avenir ?


La recherche de solutions énergétiques alternatives au pétrole est une actualité brûlante et les projets de valorisation énergétique de la biomasse se multiplient. Dans ce contexte, le Conseil Economique et Social Régional de Champagne-Ardenne (CESR) vient d’émettre un avis fort intéressant permettant d’avoir une meilleure connaissance du procédé de production d’énergie qu’est la méthanisation et ses enjeux en région. Nous en reproduisons de larges extraits.
 
Déchets nucléaires : Même Soulaines dit non !

Coup de théâtre jeudi 2 octobre au sortir du huis clos du Conseil municipal. C’est un non franc et massif, à l’unanimité, opposé à l’Agence des déchets radioactifs (Andra) dans sa recherche frénétique d’un site supplémentaire pour déchets nucléaires au nom de code «FAVL1». Communiqué du CEDRA.
Laïcité

‘‘La République « n’est la fille aînée d’aucune confession »’’, a tenu à rappeler le Comité Régional Champagne Ardenne de la Ligue des Droits de l’Homme dont le n° 163 de Hommes & Libertés publie un dossier très instructif sur la laïcité.
Un asile en France pour Marina et ses enfants


Quel crime, quel délit a donc bien pu commettre Marina Iznaourova pour être menacée d’expulsion ? Aucun, si ce n’est d’être Tchétchène et d’avoir fui son pays pour arriver en France via la Pologne. Les militants châlonnais du Réseau Education sans Frontière se sont mobilisés pour empêcher cette expulsion.

Le mercredi 24 septembre, la préfecture de la Marne a convoqué Marina Iznaourova pour renvoyer toute sa famille en Pologne. Elle a 41 ans et 4 enfants, âgés de 3 à 8 ans, scolarisés au groupe scolaire Clovis Jacquiert à Châlons en Champagne.

Durant l’hiver 2007, les menaces qui pèsent sur ses enfants la décident à fuir la Tchétchénie. Elle vend sa maison pour payer un passeur. La somme ne suffisant pas, son mari reste, pour trouver plus d’argent pour pouvoir à son tour la rejoindre. Marina et ses enfants arrivent en Pologne en mai 2007. Là, elle signe sans trop savoir à quoi cela l’engage, une demande d’asile à la Pologne, et doit vivre dans un camp, dans des conditions sordides. Quand Marina apprend que son mari est porté disparu, et très certainement mort, elle décide de quitter ce pays dont l’accueil ne lui laisse rien espérer de bien meilleur que ce qu’elle a fui. Tout ce qu’elle décide ensuite dans sa fuite est centré sur sa seule priorité : protéger ses enfants. Elle va errer de pays en pays jusqu’à Nantes où, en juin 2008, elle dépose une demande d’asile auprès de l’OFPRA (Office Français des Personnes Réfugiées et Apatrides). Prise en charge par le CADA (Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile),
elle est déplacée avec sa famille en septembre de Nantes à Châlons, où elle inscrit ses quatre enfants au groupe scolaire Clovis Jacquiert.  Mais la demande d’asile est suspendue quand on apprend que Marina est entrée en Europe par la Pologne, pays où, selon les accords de Dublin, la demande d’asile doit être déposée. Or on sait aujourd’hui que la Pologne renvoie les deux tiers des Tchétchènes en Russie via l’Ukraine, au mépris de la Convention de Genève et du principe de non-refoulement.

Peut-on, dans ces conditions, humainement laisser cette famille être expulsée demain en Pologne et, après-demain, en Russie ? Non. Et qu’importe si les accords de Dublin le permettent. Aussi appelons-nous tous nos adhérents, abonnés et lecteurs à signer la pétition qui circule et qui peut également être signée en ligne sur le site RESF 51 :
http://resf.reims.free.fr/spip.php?article378

Contact RESF Châlons
resf.chalons@gmail.com
06 79 08 08 04
www.educationsansfrontieres.org

 

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