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 Sommaire               

Culture

Edito : Châlons, capitale du front
Jean-Pierre Ravaux : un érudit amoureux de l’histoire et du patrimoine de Châlons
Les origines de la ville
Châlons au lendemain de 1918
- Les trophées de la Victoire
- M. Léon Bourgeois et la Société des Nations
- Foires d’avant et d’après guerre
- Les profiteurs
- Souvenir de Léon Bourgeois
- La vie à Châlons
- Au conseil municipal
- Les ruines de nos villages
- Les prisonniers de retour
- Les nôtres et les leurs
- Si on ne fait rien, qu’arrivera-t-il ?
Visite guidée autour de Robert Antral
Exposition : Estampes et sculptures
A lire

Société
L’après Schiller & Goethe
Sur le livre d’or
Ce qu’est un projet scientifique et culturel
Polémique sur les entrées du musée
l’AEFTI : un organisme de formation comme les autres ?
Histoire d’un militantisme
Combien sommes-nous ?
Ambition Kyoto pour la Région
Une souris verte
Plaidoyer pour un agenda 21

 
L'éditorial
de Sabine Schepens

rédactrice en chef

Châlons, capitale du front

Nous publions avec ce numéro le troisième et dernier volet de la biographie consacrée à Jean-Pierre Ravaux. La période de notre histoire qu’il affectionnait le plus était le Moyen-Âge. Il lui consacra son premier article en prenant ses distances avec ses prédécesseurs à l’imagination trop féconde.

S’il n’écrivit pas sur la grande Guerre, il n’en ignorait pas moins les dégâts qu’elle commit sur le patrimoine de Châlons qui, jusqu’à la Victoire de 1918, était la capitale du front.

Le souvenir des souffrances endurées et des heures glorieuses vécues conduisit les élus châlonnais à revendiquer quelques trophées au lendemain de l’armistice. Mais, le front disparu et l’ennemi désarmé, quel avenir militaire pourrait bien avoir la ville ? Son rôle capital de la veille ne pouvait aller qu’en s’amenuisant, surtout si, le fatalisme aidant, on ne faisait rien. La vie quotidienne reprenait alors son cours, cahin-caha, avec son lot de privations, d’infortunes et de profiteurs. Tandis que Léon Bourgeois posait à Genève les bases de la Société des Nations, un nouveau front s’ouvrait à Châlons : conjurer le sort réservé à la ville pour qu’elle ne devienne pas un obscur coin de province.

En 2008, le front s’est déplacé. L’année s’est achevée avec la fermeture définitive du musée Schiller & Goethe. Un de ses angelots illustre les vœux 2009 de l’association Nouvelle Catalaunie et notre président lui a prêté sa plume pour exprimer sa colère. Elle rejoint celle des très nombreux visiteurs qui ont répondu à l’appel des Amis des Musées de Châlons-en-Champagne. Avec eux, nous formons le vœu que l’année 2009 soit celle qui verra s’ouvrir de nouvelles salles permettant d’accueillir toutes les collections de Schiller & Goethe et qui posera les bases d’un nouveau musée digne de notre ville.

Utopie, diront certains. Les résultats du dernier recensement sont là pour nous rappeler une cruelle vérité. De 1999 à 2006, Châlons a encore perdu de la population. A quoi bon se battre pour agrandir un musée alors qu’il nous faudrait porter tous nos efforts sur un autre front afin d’inverser la courbe fatale. Fatale ? " Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d’un art ", écrivait Charles Baudelaire en 1868 dans ses " Curiosités esthétiques ".

Cet art-là, nous sommes allés le chercher dans la formation des hommes et des femmes venus des quatre coins du monde et qui ont fait de Châlons leur seconde patrie. Ils entendent bien ensuite monter au front et construire l’avenir. Le leur, mais aussi le nôtre, qui jugulera la crise nous frappant durement aujourd’hui. Ce nouveau front, c’est celui du développement durable. Le vrai. Celui qui se donne pour ambition de tenir les objectifs du protocole de Kyoto plutôt que d’attraper des souris vertes pour en faire des escargots tout chauds.

Le Grenelle local de l’environnement auquel nous participons y parviendra-t-il ? S’il débouche sur un projet mûrement réfléchi comme peut l’être un Agenda 21, certainement. Sinon ? Ne soyons pas fatalistes ! Gageons que la Marianne d’or que ce GLE a reçue avant même de n’avoir rien produit a incité nos élus à prendre, en ce début d’année, de bonnes résolutions, et ensuite à les tenir, pour s’engager résolument sur cette voie. Elle ferait de Châlons la capitale du front... du développement durable.

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Jean-Pierre Ravaux :
Un érudit amoureux de l’histoire et du patrimoine de Châlons


Le Petit Catalaunien Illustré publie la troisième et dernière partie de la biographie que Bruno Malthet a consacrée à Jean-Pierre Ravaux. Elle devrait trouver place dans l’hommage que la Société des Amis des Musées de Châlons a décidé de rendre à cet érudit amoureux de l’histoire et du patrimoine châlonnais.

Jean-Pierre Ravaux : un homme engagé dans la défense du patrimoine châlonnais : ici, dans les caves médiévales du CHV
Les origines de la ville

Le premier article publié par Jean-Pierre Ravaux sous le titre de “ Les origines de la ville ” date de 1970. Il le fait connaître au grand public comme un historien n’hésitant pas à dépoussiérer l’histoire de sa ville, quitte à tordre le coup aux vieilles légendes comme celle faisant de saint Memmie, le premier évêque de Châlons, un envoyé de saint Pierre. Le Petit Catalaunien Illustré en publie un large extrait.
 

Saint-Memmie :  statue polychrome musée des Beaux-Arts

Châlons au lendemain de 1918
(dossier réalisé à partir d'articles publiés dans l'Union Républicaine de 1918
Les trophées de la Victoire
La victoire de Châlons
M. le Maire ayant demandé au général Gouraud la coupole cuirassée que tous les Châlonnais ont vue avenue de Metz, il reçut la réponse suivante...
Hommage à la Ville de Châlons

A la séance du Conseil municipal, M. le Maire exposa à l’Assemblée qu’il s’est efforcé d’obtenir pour la ville de Châlons quelques trophées de guerre qui seraient conservés ici en souvenir des quatre années que les Châlonnais ont vécues au milieu des Armées et non loin du front. […]
« M. Léon Bourgeois
et la Société des Nations »

Sous ce titre est paru un article dans L’Union Républicaine du 14/11/1918 qui nous rappelle la part prépondérante jouée par Léon Bourgeois en faveur de la paix lors de la création de la Société des Nations, dont il fut le premier président, ce qui lui vaudra de se voir décerner le prix Nobel de la paix. Nous publions un large extrait de cet article.

Séance de la conférence de la Haye. Hommage de M. Ansbert Labbé à Léon Bourgeois, premier délégué français à la Haye 1899-1907. Tableau de la collection Léon Bourgeois, ex musée Schiller et Goethe.

« Les profiteurs »

Si la guerre fait généralement le malheur des peuples, elle est aussi l’occasion pour certaines personnes peu scrupuleuses d’en profiter pour s’enrichir. Pour s’y être risqué, un commerçant châlonnais est condamné en décembre 1918 à de la prison et à une forte amende, ainsi que nous le relate L’Union Républicaine.
 
Foires d’avant et d’après guerre

Au temps jadis, quand la foire importante dite de “ Saint-Martin ” battait son plein – sur la place de la République (pour la lingerie, la coutellerie et les attractions diverses ; sur la place Godart (pour les légumes, le beurre, le fromage, etc.) ; sur la place des Ursulines...
Souvenir

Du Cri de Paris : C’est une anecdote racontée par M. Léon Bourgeois avec ce charme qui n’appartient qu’à lui.
Au lendemain de la victoire de la Marne, le 9 septembre 1914, fier et navré à la fois que sa chère Champagne eût été le théâtre d’une lutte si magnifique et si dévastatrice, il se trouvait à la préfecture de Châlons...
La vie à Châlons

Notre bonne ville de Châlons a déjà perdu quelques traits de sa physionomie guerrière. Depuis plusieurs semaines, nombre de nos concitoyens sont revenus et, maintenant, la rentrée s’accélère...
Au conseil municipal

Pour la propreté de Châlons
M. Pithois demande s’il ne serait pas possible dès maintenant de prendre certaines mesures pour remédier à l’état déplorable des rues de Châlons...
 
Et la lumière ?
M. Brasseur dit que le public a beaucoup apprécié l’installation des divers globes électriques qui éclairent une partie de la ville...
Les ruines de nos villages

A Saint-Soupplet 1

M. le Maire de St-Soupplet, M. Gondrecourt, adresse à notre confrère Reims à Paris les renseignements suivants sur l’état de sa commune...
Si on ne fait rien, qu’arrivera-t-il ?

Donc, des gens disent : « Il n’y a rien à faire ! Châlons subira inévitablement les conséquences de sa situation géographique. Notre ville est loin des régions minières et des matières premières ». [...] Telle est, en résumé, la thèse des fatalistes. [...]
Tribune publique
Les nôtres  et les leurs

Monsieur le Rédacteur,
Nous les voyons revenir, les nôtres ! Mais dans quel état ! Civils et militaires sont déprimés, affaiblis, amaigris par les souffrances physiques et morales qu’ils ont endurées...
Les Prisonniers de retour

Depuis plusieurs jours, sans discontinuer, des prisonniers militaires ou civils arrivent dans notre ville. Le plus grand nombre vient par les trains et descend à la gare ; quelques uns ont fait le chemin à pied et entrent à Châlons par les routes. Ils arrivent des régions les plus diverses et certains d’Allemagne même...
Visite guidée autour de Robert Antral

La Société des Amis des Musées de Châlons en Champagne nous fait partager son plaisir de découvrir les richesses de nos musées. Sa renaissance en 2004 est due à la forte implication de Philippe Pagnotta, conservateur en chef des Musées de Châlons, et au concours actif de quelques amateurs. Elle œuvre pour le rayonnement de nos musées, dont les richesses méritent votre visite. Dans ce numéro, elle vous présente le peintre châlonnais Robert Antral dont le Musée de Châlons possède plusieurs œuvres.

Robert Louis Antral par Léon Borgey,  musée des Beaux-Arts.

Vue de Provins par Louis Robert Antral. Musée des Beaux-Arts de Châlons. Disponible en carte postale.
Estampes et sculptures

Du 7 février au 19 avril 2009, le Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Châlons présente une exposition d’estampes et de sculptures de Françoise Deberdt. Le Petit Catalaunien vous invite à la découvrir et à la visiter.
L’après Schiller & Goethe

Malgré la vive émotion et la très forte mobilisation qui ont suivi l’avis de disparition publié dans le dernier Petit Catalaunien Illustré, le musée Schiller et Goethe est mort le 31 décembre 2008. Son certificat de décès mentionne qu’il a été victime d’un coup de couteau planté dans le dos de la culture et perpétré par un membre éminent du Haut Conseil des Musées de France. Le coupable profitera-t-il des crédits que la Région entend consacrer à la modernisation des principaux musées de Champagne-Ardenne pour offrir à Châlons un musée digne de ses collections ?
Sur le livre d’or

Qu’ils émanent de visiteurs anonymes ou de personnalités, les commentaires portés sur le livre d’or du musée Schiller et Goethe sont unanimes à condamner sa fermeture.

Les fantômes de Schiller, Goethe, Léon Bourgeois et tous les généreux donateurs qui ont consacrés leur vie à des idéaux qui concernent l’humanité toute entière hanteront ces lieux longtemps après qu’on les ait fermés ”.
...
“ Lorsque l’on ferme une école, c’est une ville qui meurt, a dit Victor Hugo. Il en est de même lorsque l’on ferme un musée ! ”
(Alain Goze, conseiller municipal)
Polémique sur le nombre d’entrées au musée

Le 30 décembre 2008, le 19/20, journal télévisé de France 3 Champagne-Ardenne, a diffusé un reportage sur la polémique née autour de la fermeture du Musée Schiller et Goethe. Dans ce reportage, on y voit M. Bourg-Broc s’exclamer et justifier comme suit la fermeture du musée Schiller et Goethe...
 

Ce qu’est un projet scientifique et culturel

Le projet scientifique et culturel (PSC) vise à définir la politique globale d’un musée en matière de conservation des collections et de diffusion auprès des publics. Il pose clairement la question du rôle du musée dans son environnement et y apporte des réponses précises...

L’AEFTI : un organisme de formation comme les autres ?

D’où viens-tu ? D’Ethiopie. Et toi ? Du Sri Lanka. Et toi ? Du Maroc... de Biélorussie... du Vietnam... du Soudan... Et toi ?

L’AEFTI1 (association pour l’enseignement et la formation des travailleurs immigrés et leur famille) est une tour de Babel, un lieu de brassage culturel.
La fédération des AEFTI œuvre pour :

o Maintenir la tradition séculaire : la France terre d’accueil
o Sortir la formation linguistique du secteur marchand
o Refuser que la formation linguistique devienne une condition pour l’obtention de droits inaliénables.

Extrait de la Résolution adoptée par l’Assemblée générale de la Fédération AEFTI à Mâcon, les 20 et 21 octobre 2007
 
L’histoire d’un militantisme

Son histoire, inscrite dans le contexte particulier qui fait suite à Mai 68 et aux revendications des ouvriers, son statut d’association régie par la loi de 1901, son militantisme pour la formation de tous et sa lutte contre les discriminations font de l’AEFTI une structure d’insertion sociale et professionnelle différente des autres. La première des associations AEFTI, aujourd’hui regroupées en fédération, a été créée en 1971 par une poignée de syndicalistes, d’enseignants et de bénévoles...
“ Tous les êtres humains, quels que soient leur race, leur croyance ou leur sexe, ont le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales ”.
Déclaration de Philadelphie de l’Organisation Internationale du Travail, 1944.

“ La nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture ”.
Préambule de la Constitution française de 1946.
Combien sommes-nous ?

L’INSEE vient de publier les résultats du recensement général de la population au 1er janvier 2006. Selon l’utilisation que l’on veut bien en faire, la variation de la population de Châlons varie du simple au double, voire au quadruple si on confond les torchons et les serviettes ! Le Petit Catalaunien Illustré a mené son enquête.

Ambition Kyoto pour la Région

La loi dite Grenelle 1 prévoit que les régions, les départements, les communes et leurs groupements seront incités à établir des plans d’action appelés « plans climat-énergie territoriaux » avant 2012. Anticipant cette mesure, la région Champagne-Ardenne a adopté en octobre 2008 un plan d’action dénommé plan climat énergie régional. Objectif : tenir les objectifs du protocole de Kyoto visant à diviser par 4 d’ici à 2050 les émissions de gaz à effet de serre (facteur 4). Pour y parvenir, la Région a établi avec l’Etat et l’ADEME un état des lieux et défini des orientations qui ont été traduites en mesures opérationnelles destinées à relever les objectifs du facteur 4 en Champagne-Ardenne.
Une souris verte…

“ Il faut sauver la planète ”. Acclimatée à Châlons, cette belle envolée lyrique prend un bien joli nom : “ Grenelle local de l’environnement ”. Annoncé à grand renfort de tambours et de trompettes, il aurait tout, selon certains, d’une montagne destinée à accoucher d’une souris – verte, bien évidemment ! – que l’on montrerait à ces messieurs. Rêvons un peu.
 
Plaidoyer pour un Agenda 21
L’association Nouvelle Catalaunie participe au Grenelle local de l’environnement. Au nom du développement durable, elle plaide pour qu’il débouche sur un Agenda 21.
 

 

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