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Le Petit Catalaunien Illustré


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 Au sommaire du n° 67
                 

Culture
L'édito
Réouverture au public de la cathédrale
Les couleurs de la cathédrale
Les amis de la cathédrale

La fin d’une tradition châlonnaise
Un évêque fort contrit
La question des processions
La disparition des autres processions
Comment se fit la procession des châsses en 1881
Les Ledart, peintres châlonnais au musée
Un hommage accentué
Les mystères de l’oppidum de La Cheppe
Les fouilles du camp d’Attila
Pierre-Hilaire Létaudin
La chute de la lune
Comment disparut le château du baron de la Gauche-Rive
A lire



 

 
L'éditorial
de Sabine Schepens

rédactrice en chef

Les couleurs de l’été

Le Petit Catalaunien Illustré se met au couleur de l’été et a de ce fait – volontairement – oublié sa rubrique “ société ”. Ne cherchez donc pas dans ce numéro un article sur la mise en place de la zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager, ou encore un autre sur l’environnement : il n’y en a pas, bien que ce fût d’actualité ce printemps.

Mais, fort heureusement, le Petit Catalaunien Illustré n’en a pas fait de même pour sa rubrique “ culture ” ! Il l’a même particulièrement choyée pour qu’elle remplisse de joie tous ses lecteurs avides de parfaire leurs connaissances sur l’histoire et le patrimoine de Châlons.

Le premier dossier qu’il ouvre est celui de la cathédrale, «la plus belle chapelle du royaume» selon Louis XIV. Elle a rouvert ses portes et nous invite à profiter de la fraîcheur de sa nef pour y découvrir ses nouvelles couleurs. Il vous faudra pour cela lever la tête et chercher les détails insolites qui, au premier regard, passent inaperçus.

Sur la cathédrale, il y aurait beaucoup à dire et, avant, à écrire. C’est l’ambition que se donne la toute nouvelle association qui vient de se créer pour réunir ses amis. Aussi le Petit Catalaunien Illustré leur offre-t-il une séquence de l’histoire de la cathédrale qui secoua fortement la communauté catholique en 1881. Durant sept siècles, elle fut le théâtre, tous les ans à la Pentecôte, de la procession des châsses des saints protecteurs de la ville. Pendant quelques heures, leurs reliques parcouraient les rues de la ville qu’ils avaient aimée, développée et embellie, avant qu’elles ne soient exposées à la dévotion des fidèles dans la cathédrale. Mais, en 1881, le maire de Châlons mit un terme à cette pratique qui, selon la presse de l’époque, blessait la conscience de certains citoyens et gênait la circulation. Il s’en suivit une belle polémique face à laquelle le maire tint bon. Le Petit Catalaunien Illustré vous la fait découvrir.

Le second dossier qu’il ouvre a déjà fait couler beaucoup d’encre dans les colonnes du Petit Catalaunien Illustré et sous la plume des nombreux érudits qui se sont penchés sur l’oppidum de La Cheppe que l’on désigne généralement sous le vocable de “ camp d’Attila ”. Cet oppidum de plaine est décidément fort mystérieux et le Petit Catalaunien Illustré a cherché à lever un coin du voile qui l’enveloppe. Non pas en s’intéressant à nouveau à la célèbre bataille des Champs catalauniques dont il aurait été le théâtre, mais au secret de ses origines. Si tout le monde s’accorde à dire qu’il est artificiel, on pense généralement qu’il aurait été érigé de mains d’hommes. Et si, comme nous le révèle notre regretté ami Roger Canard, il n’en était rien ? Et si le ciel était tombé, voici fort longtemps, sur la tête de nos ancêtres les Catalaunes pour leur offrir ce bel oppidum ?

Le dernier dossier traité par ce Petit Catalaunien Illustré n’en est pas vraiment un. Il nous invite à lire un épisode inédit de “ la guerre des pigeons ” et à découvrir les malheurs du tout nouveau châtelain de Coolus, le baron de la Gauche-Rive. Son beau château est en effet victime tout à la fois d’un manque d’entretien, de la terrible Marie-Rose et… des pigeons ! Mais ce n’est, fort heureusement, qu’un vilain cauchemar où toute ressemblance avec la rubrique “ société ” manquante de ce numéro ne serait qu’une pure coïncidence…

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La cathédrale avant 1668

la Cathédrale vers 1830

   
Réouverture au public de la cathédrale de Châlons
Après plusieurs années de fermeture au public et de restauration, la cathédrale Saint-Etienne de Châlons-en-Champagne a rouvert ses portes au public. Lorsqu’il y entra le 8 mars 1680, Louis XIV se serait exclamé : « C’est la plus belle chapelle de mon royaume ». En attendant que ce compliment fort mérité devienne la carte de visite de l’édifice, Le Petit Catalaunien Illustré vous invite à le redécouvrir.
Les couleurs de la cathédrale

Denis Metzen est tailleur de pierres et a participé à la restauration de la cathédrale. Après leur assemblée générale, il a servi de guide aux Amis de la cathédrale pour leur faire découvrir les secrets des couleurs de l’édifice. Le Petit Catalaunien lui a emboîté le pas.

Les amis de la cathédrale

Les amis de la Cathédrale de Châlons-en-Champagne ont désormais leur association. Ouverte à tous, elle est née d’un constat simple : malgré sa grande beauté et sa valeur artistique, la cathédrale de Châlons est méconnue et méprisée. Aussi ont-ils tenu leur assemblée générale constitutive le 13 juin 2009 avec une détermination : faire sortir la cathédrale de l’ombre.
Sur les fonds baptismaux

L’association des amis de la cathédrale de Châlons-en-Champagne (A.A.C.C. ) a été déclarée à la préfecture de la Marne le 8 avril 2009 et publiée au Journal Officiel le 18 avril 2009.
Objet : susciter et élargir l’intérêt de tous les publics pour la sauvegarde et la mise en valeur de la cathédrale ...
Siège social : Espace Gabriel Rigot, 45, avenue du Général de Gaulle, 51000 Châlons-en-Champagne.

Les fonds baptismaux de la cathédrale de Châlons

La fin d’une tradition religieuse châlonnaise

Le 11 mai 1881, Hippolyte Faure, maire de Châlons, signe un arrêté interdisant les processions dans les rues de la ville. Malgré le mouvement de protestations qu’elle suscite, sa décision sera maintenue et portera un coup fatal à une tradition religieuse vieille de sept siècles.

Châsse byzantine en émail sur cuivre de la cathédrale de Châlons par Barbat

Un évêque fort contrit

C’est fort contrit que Mgr Maignan informe ses curés que la traditionnelle Procession des Châsses ne pourra avoir lieu en dehors de sa cathédrale les 6 et 7 juin 1881, comme cela se faisait depuis sept siècles.
La question des processions

Le Progrès de la Marne publie l’article suivant : "Dans son avant-dernier numéro, le Journal de la Marne pose de nombreuses questions au maire de Châlons, pour savoir si l’arrêté interdisant les processions a été pris ; si M. le Préfet a refusé d’approuver cet arrêté ; s’il y a eu dissentiment dans le conseil, etc.
Comment se fit la procession en 1881

“ M. le Maire de Châlons ayant interdit les processions par un arrêté du 11 mai dernier... les habitants de Châlons et du diocèse qui se faisaient un bonheur et un devoir de s’unir à l’hommage public rendu aux saints protecteurs de la cité et de la contrée, pourront, comme de coutume, vénérer les reliques exposées dans l’église cathédrale...

Ci-contre : reliquaire du Saint-Nombril Provenant de l’église Notre-Dame-en-Vaux, ce reliquaire est conservé depuis 1861 au Musée de Cluny à Paris.

Les Ledart, peintres châlonnais au musée

Au XVIIème siècle à Châlons-en-Champagne, sur trois générations, six Ledart seront maîtres peintres. Pierre Ledart, le premier du nom, est né vers 1560 à Châlons-en-Champagne, et mort vers 1633. Quatre de ses enfants furent maîtres peintres. Jacques, Jean et Nicolas qui seront maîtres peintres à Paris.

Vénus dans la forge de Vulcain de Pierre III Ledart,
musée des beaux-Arts et d’Archéologie de Châlons

Tête du Christ du XIVème siècle. Polychromie réalisée par Pierre II Ledart. Musée des Beaux Arts et d’Archéologie de Châlons

Un hommage accentué
Le 16 mai a eu lieu l’inauguration du passage honorant la mémoire de Jean-Pierre Ravaux.

Le maire de Châlons rendit un vibrant hommage à Jean-Pierre Ravaux. Un coup de vent inattendu ayant fait s’envoler les feuillets de son discours, chacun put en découvrir les sources : la biographie publiée dans Le Petit Catalaunien Illustré.

 

Les mystères de l’oppidum de La Cheppe

Situé à 15 km de Châlons-en-Champagne, l’oppidum de La Cheppe est probablement le plus caractéristique des oppida de plaine. Daté du deuxième âge de fer, ce premier site du « Vieux Châlons » serait pour certains le camp d’Attila, pour d’autres le résultat de la chute d’une météorite.

L’oppidum de la Cheppe est mentionné sous le vocable Tanomia sur la table de Peutinger

Les fouilles du camp d’Attila

De 1858 à 1869, l’oppidum de La Cheppe, dénommé le « camp d’Attila », fut l’objet de fouilles commandées par Napoléon III afin d’y trouver trace de la célèbre bataille des champs catalauniques. Dans la monographie qu’il y consacra, Pierre Hilaire Létaudin nous fournit des éléments fort instructifs sur l’occupation celtique du site.
La chute de la lune

Roger Canard nous raconta la controverse passionnée qui divisa les historiens et érudits locaux concernant le site de la fameuse bataille des Champs Catalauniques1. A l’occasion, il nous confia le texte d’une nouvelle qui, nous dit-il, « intéresserait peut-être vos lecteurs ». Elle attribue la création de l’oppidum de La Cheppe à la chute de la lune ou, plus sûrement, d’une météorite, qui aurait donné lieu à un culte celtique. Nous en publions un large extrait.
 
Comment disparut le château du baron de la Gauche-Rive

Dans le tome 2 de sa « Guerre des pigeons », Bruno Malthet nous conte l’histoire tragique du château de Coolus, victime tout à la fois d’un manque d’entretien de la part de l’agglomération chaalonnaise, de la Marie-Rose et des pigeons. L’extrait que nous publions fait suite à la décision du bourgmestre de Chaalons de l’offrir à Eugène Thanase, victime d’un terrible cauchemar, qu’il vient de nommer baron de la Gauche-Rive.
— Ah ! Mon beau château ! Ma tant’, tire, lire, lire, se mit à chantonner Eugène Thanase, tandis que deux larmes perlaient sur ses joues. Ah ! Mon beau château ! Ma tant’, tire, lire, lo.
— Nous le détruirons, Ma tant’, tire, lire, lire, se crut autorisée à entonner la Marie-Rose. Nous le détruirons, Ma tant’, tire, lire, lo.

La «déconstruction» du château de Coolus : un vrai massacre

Ce qu’il reste des moellons de craie du château de Coolus ? Rien!

 

 

 

 

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