numéro 70 -printemps 2010
Tous les numéros et livres publiés depuis 1991...
S'abonner, commander d'anciens numéros ou des livres


Ce numéro fait l’objet d’un tirage limité. Il est disponible au prix de 5,00 € dans nos points de vente habituels et sur abonnement.

Pour vous abonner ou commander d'anciens numéros, rendez-vous sur notre boutique virtuelle

voir aussi nos pages de présentation des n° 68, 67, 66, 65, 64-1, 64, 63, 62, 61, 60, 59, 58, 57, 56, 55, 54, 53, 52, 51, 50, 49, 48, 47, 46, 45, 44, 43, 42, 41, 40, 39, 38, 37, 31 à 36, 23 à 30, 15 à 22, 7 à 14, 000 à 6

 

Au sommaire

Culture

Une nuit des musées intense

Henri IV et Châlons

Henri IV récompense Châlons

La mort du roi annoncée aux Châlonnais

Les représentations de Henri IV à Châlons

La partie de chasse de Henri IV

2010 : l’année Nicolas Appert

Célébrations nationales Appert

Nicolas Appert de nouveau au musée

Crue de 1924 : un sentiment d’abandon

Un plan anti-crue inachevé

Châlons et les inondations

A lire et à voir

Société

Une digue bientôt transparente ?

La rue de Marne en double sens cyclable ?

Une démolition a priori interdite

Colère et recours

Quelle architecture pour les centres anciens ?

Ruptures et divorce

Troublante coïncidence

Un parc inondable à l’abri des crues

Que va faire l’association ?

La galère du stationnement

Un parc théoriquement HQE

Vatry passé au crible

 

 
L'éditorial
de Sabine Schepens

rédactrice en chef

Colère et consternation

Lorsque, courant février, nous avons commencé à travailler sur ce numéro, son sommaire s’annonçait plutôt calme. Certes, nous avions déjà prévu de l’ouvrir sur l’anniversaire d’un événement qui bouleversa la France : l’assassinat du roi Henri IV. Les Châlonnais de l’époque attendaient sa visite imminente. Mais, 400 ans plus tard, les remous qu’il engendra se sont dissipés et leur évocation n’était pas plus de nature à troubler le ciel de Châlons que la célébration nationale de l’année Nicolas Appert.

Pourtant, rapidement, quelque chose d’indicible me laissa pressentir un subit débordement et la montée d’un malaise de plus en plus palpable. Sans doute un effet secondaire de la tempête Xynthia, pensais-je alors. Elle avait poussé le Petit Catalaunien à poursuivre ses recherches sur l’histoire de la crue de la Marne de 1924. Il venait de découvrir qu’elle avait donné naissance à un plan anti-crue dont la digue de Madagascar est issue. Elle est depuis laissée à l’abandon. Il tira la sonnette d’alarme sur sa dangerosité avant que le soufflé ne retombe.

Le malaise se fit encore plus pesant lorsqu’il revint d’une conférence donnée sur le thème de l’intégration de l’architecture contemporaine dans les centres anciens. La présentation d’une « peau de façade » réalisée dans le centre de Troyes avait eu le don de l’irriter. Mais il se calma bien vite en pensant que pareille chose n’était pas autorisée dans la zone de protection du patrimoine architectural de Châlons. La suite allait lui donner tort.

Tout s’est soudainement emballé lorsque le Petit Catalaunien est allé mettre son nez dans le dossier du parc des expositions et découvrit qu’il n’était ni à l’abri d’une crue de l’importance de celle de 1944, ni pourvu d’un stationnement suffisant pour répondre aux besoins du public et aux inquiétudes exprimées par plusieurs de nos adhérents lors de notre assemblée générale.

Le hasard faisant, parfois, bien bizarrement les choses, le soir même où le conseil d’administration se penchait sur le dossier du parc des expositions, il découvrit les palissades dressées rue de Marne devant trois maisons médiévales dont nous attendons la restauration depuis de trop nombreuses années. Aussi alla-t-il dès le lendemain consulter le dossier en mairie pour découvrir l’inimaginable : le massacre du vieux Châlons était de retour !

La suite, vous la découvrirez dans ce numéro, même si vous la devinez déjà. Elle nous conduira à réunir nos adhérents en assemblée générale courant juin, pour actualiser comme prévu les statuts de l’association et pour débattre avec eux de ces affaires avant de porter devant la juridiction administrative, si l’assemblée en décide ainsi, notre colère et notre consternation. D’ici là, nous aurons sans doute reçu la réponse du maire sur le nouveau massacre menaçant l’entrée de la rue de Marne. Et, qui sait, il aura engagé une concertation permettant de l’éviter.

Retour au sommaire

 

 

 RETOUR AU DEBUT DE PAGE
© 2010 Association Nouvelle Catalaunie
Tous droits de reproduction et de représentation réservés