n° 103 - été 2018
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Numéro 103
32 pages

disponible

 

Au sommaire

3 L’édito : Chemin faisant...
4 Les jalons champenois des « chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France »
5 Les raisons du choix champenois
8 Saint Jacques à Notre-Dame-en-Vaux
9 Les pèlerins de Saint-Jacques
10 Huit siècles de pèlerinage à l’Epine
12 « Les compagnons de Notre-Dame »
14 La projection du 3 juillet 2018
15 Qu’est devenu l’hypocauste de Catalaunum ?
16 Le fonctionnement d’un hypocauste
17 Toussaints sort de terre
18 Clémangis à Châlons
20 Histoire de la maison Clémangis
21 Percée Saint-Dominique : notre contribution citoyenne
26 Une réponse non satisfaisante
27 Kyriad : une annulation à méditer
27 Kyriad : le jugement du tribunal
28 Grand jard : ordonnance et enquête
29 L’association en assemblée
31 Insolite
32 A lire

 


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Ce numéro  fait l’objet d’un tirage limité. Il est disponible au prix de 6,50 € dans nos
points de vente habituels et sur abonnement.

L'éditorial

 

 

 
 

de Sabine Schepens

rédactrice en chef

 

et de Bruno Malthet
président de l'association

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chemin faisant...

En 1998, l’UNESCO classait les « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France » au patrimoine mondial. Parmi les éléments les composant figurent deux fleurons de notre patrimoine, Notre-Dame de l’Épine et Notre-Dame-en-Vaux. Une plaque commémorative signale à leurs visiteurs qu’ils sont désormais protégés au bénéfice de toute l’humanité. A l’occasion du vingtième anniversaire de ce classement, le Petit Catalaunien Illustré a souhaité en savoir plus sur les raisons leur ayant valu cet insigne honneur et vous fait partager le fruit de ses recherches : ils le doivent à leur emplacement sur un des itinéraires menant à la voie de Vézelay, un des quatre chemins français convergeant vers l’Espagne et Compostelle, et à l’ancienneté de ces lieux de dévotion où les pèlerins médiévaux faisaient étape.

Ce vingtième anniversaire coïncide avec la numérisation par les Archives municipales d’un document exceptionnel, un film reportage réalisé de 1957 à 1959 par Roger Canard sur le chantier de restauration de la flèche médiévale de Notre-Dame-en-Vaux. Sa diffusion, à laquelle les Châlonnais, nos adhérents et abonnés ont été invités ce 3 juillet à la Comète, a suscité le même enthousiasme que celui qui accueillit sa première projection voici près de quarante ans. Rien d’étonnant à cela : ce film retrace un des épisodes de la vie mouvementée et passionnante de Notre-Dame-en-Vaux, monument emblématique de la ville. D’où l’idée de les réunir pour former une chronique historique. Ce projet, qui a cheminé ce printemps, a été validé par notre assemblée générale et devrait donner lieu à la publication d’un livre l’an prochain.

En attendant, le Petit Catalaunien a repris son bâton de pèlerin et est parti à la recherche de l’hypocauste gallo-romain que des fouilles archéologiques avaient mises à jour en 1981. Il se situe dans le périmètre du projet de percée Saint-Dominique que la municipalité entend réaliser dans la barre d’immeubles HLM défigurant ce quartier. Aussi notre association a-t-elle présenté une contribution citoyenne où protection du patrimoine, environnement et cadre de vie sont intimement mêlés. Elle n’a pas été pleinement entendue et la renouvellera donc dans le cadre de l’enquête publique. Chemin faisant, elle a accueilli avec satisfaction le jugement du Tribunal administratif annulant le permis de construire délivré pour l’hôtel Kyriad qui devait défigurer le site du Castel Marie-Antoinette.

Après une année fort chargée, le temps des vacances est venu. Pour le Petit Catalaunien, elles seront toutefois fort studieuses avec un gros dossier qu’il a glissé dans ses bagages. Il mettra en effet la dernière main à la composition d’un numéro hors-série consacré à une monumentale revue de presse de la Grande Guerre à Châlons et dans ses environs.
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Sabine Schepens               Bruno Malthet
rédactrice en chef             président de l’association

 

Les jalons champenois des « chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France »

Réuni à Kyoto (Japon) le 2 décembre 1998, le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a inscrit 30 sites culturels et naturels sur la Liste du patrimoine mondial. Parmi ceux-ci figurent les « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France » dont Notre-Dame-en-Vaux et Notre-Dame de l’Epine sont des jalons à protéger au bénéfice de toute l’humanité.
 
Les raisons du choix champenois

Sur les 800 sites recensés, Notre-Dame de l’Epine et Notre-Dame en Vaux font partie des 78 inscrits au patrimoine mondial au titre des « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ». Pour savoir les raisons de ce choix, Le Petit Catalaunien Illustré a consulté le dossier d’inscription présenté par la France et retenu en l’état par l’UNESCO.
 
Saint Jacques à Notre-Dame en Vaux

Trois verrières de Notre-Dame-en-Vaux illustrent la vie et la légende de saint Jacques. Deux d’entre elles, provenant de l’ancienne chapelle de l’hôpital Saint-Jacques, comportent des scènes se rapportant au pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle et furent particulièrement malmenées dans le passé. Laissons Louis Grignon nous conter leur histoire.
 
Les pèlerins de Saint-Jacques

L’hôpital Saint-Jacques servait-il d’asile aux pèlerins de Compostelle passant par Châlons ? Si, pour Louis Grignon, « le fait n’est pas authentiquement prouvé », il est certain pour « La Semaine Religieuse ».
 
Notre-Dame de l’Épine

Huit siècles de pèlerinage à L’épine
Lieu de dévotion dès le XIIIe siècle situé sur l’une des routes conduisant à Saint-Jacques de Compostelle, Notre-Dame de L’Epine va devenir, au cours des siècles, un important lieu de pèlerinage. Aujourd’hui, la Vierge au buisson attire tous les ans près de quatre-vingt mille pèlerins.
 
« Les compagnons de Notre-Dame »

« Les compagnons de Notre-Dame » : tel est le titre du film réalisé par Roger Canard de 1957 à 1959. Projeté pour la première fois en 1961, il retrace la restauration de la flèche médiévale sud-ouest de l’église que l’auteur a suivie avec sa caméra. Son fils Daniel nous a ouvert ses archives dont est tirée la revue de presse composant cet article et les images du film l’illustrant.
 
La projection du 3 juillet 2018

Numérisé par les Archives municipales, le film de Roger Canard, «Les compagnons de Notre-Dame», a fait l’objet d’une projection à La Comète le 3 juillet 2018 devant près de 80 personnes. Les applaudissements nourris qui suivirent la projection en dirent long sur le ravissement des Châlonnais présents ce soir-là, subjugués par l’ivresse de l’altitude ...
Qu’est devenu l’hypocauste de Catalaunum ?

Lors des fouilles archéologiques du quartier Saint-Dominique, un hypocauste gallo-romain a été mis à jour et préservé. Le Petit Catalaunien Illustré est parti à sa recherche...
Le fonctionnement d’un hypocauste

Un grand foyer, le praefurnium, situé à l’extérieur de la pièce, avait la forme d’une petite chambre circulaire ou rectangulaire voûtée, avec une ouverture pour l’allumage, et communiquait par une seconde ouverture avec l’hypocauste...
Toussaints sort de terre

A l’emplacement des anciennes annexes en briques jaunes construites dans les années 1930 de l’Ecole Normale de Garçons, les archéologues ont été à l’œuvre tout ce printemps et début d’été...
Clémangis à Châlons

Aujourd’hui, pour les Châlonnais, le nom de Clémangis évoque celui d’une maison médiévale située face au musée du Cloître. C’est aussi celui d’une rue, où elle se situait jusqu’en 1970, et d’un portrait en grisaille d’un humaniste du XVe siècle dont le lien avec Châlons est aussi réel que complexe à établir.
 
Histoire de la maison Clémangis

Construite à la fin du XVe siècle dans la rue qui porte aujourd’hui son nom, la maison Clémangis, vouée à la destruction en 1970, a été reconstruite dix ans plus tard face au musée du Cloître pour devenir une « Maison du Patrimoine ».
 
Percée Saint-Dominique : Notre contribution citoyenne

Le Conseil municipal du 12 avril 2018 a adopté le principe de réaliser une percée dans le quartier Saint-Dominique afin de relier la rue éponyme à la rue Juliette Récamier. L’association Nouvelle Catalaunie a transmis au maire de Châlons et à l’organisme HLM Plurial Novilia une contribution citoyenne dans laquelle elle propose d’opérer des inflexions pour rendre ce projet plus respectueux du développement durable, du patrimoine et de l’archéologie. L’association les invite par ailleurs à engager une concertation constructive sur ce dossier avec Plurial Novilia et la Municipalité.
 
Une réponse non satisfaisante

Le dossier de la percée Saint-Dominique a fait l’objet d’une nouvelle délibération du conseil municipal lors de sa séance du 7 juin 2018... Pour la ville, il n’est pas question de renoncer à la démolition envisagée de l’immeuble médiéval du 66 rue de la Marne....
Hôtel Kyriad :
Une annulation à méditer

Le 15 mai 2018, le Tribunal a annulé le permis de construire accordé pour l’Hôtel Kyriad par arrêté du maire en date du 31 août 2016....
 
Le jugement du tribunal
[...]
8. Considérant, en troisième lieu, qu’aux termes de l’article 6 du règlement de la ZPPAUP de la commune de Châlons-en-Champagne : « 6.1. Tout aménagement d’espace ou toute construction sur un terrain situé aux abords immédiats (tels que définis dans la présentation général ci-avant) d’un élément de patrimoine architectural ou paysager de qualité, repéré au plan de la Z.P.P.A.U.P, ne doit en aucun cas porter atteinte à son unité architecturale ou à sa cohérence paysagère.
10. Considérant, en deuxième lieu que selon l’article 14 du règlement de la ZPPAUP de la commune de Châlons-en-Champagne : « (…) 14.2. Les toitures ou éléments de superstructures des constructions nouvelles doivent s’inscrire dans un gabarit prismatique respectant les lignes générales de pente et de faîtages ainsi que la coloration des toitures des édifices protégés par la Z.P.P.A.U.P. les plus proches (noirs, rouges ou oranges dans le plan de délimitation) ; elles doivent en assurer autant que possible la continuité. (…) » ;
D E C I D E :

Article 1er : L’arrêté du 31 août 2016 par lequel le maire de la commune de Châlons-en- Champagne a délivré à la SCI Le Castel, d’une part, un permis de démolir un entrepôt de 50 m² et, d’autre part, un permis de construire un hébergement hôtelier d’une surface de 2006 m² sur un terrain situé 1 allée Paul Doumer à Châlons-en-Champagne, est annulé.
 
Grand Jard : ordonnance et enquête
Le 4 juillet 2017, le Tribunal administratif avait sursis à statuer sur la requête de l’association Nouvelle Catalaunie relative à la construction d’un skate-park dans un bassin du grand jard. Il avait donné huit mois à la commune de Châlons pour obtenir un nouveau permis d’aménager, nécessitant une autorisation ministérielle, portant sur le système d’évacuation des eaux pluviales.

Cette autorisation ayant été délivrée et les travaux étant achevés, l’association a jugé inutile de maintenir son recours. En effet, et à supposer qu’elle obtienne satisfaction, devant le Tribunal administratif ou en appel, l’exemple du blockhaus de Pierre Dac est là pour nous rappeler que les constructions publiques, dont les permis sont annulés, ne sont jamais démolies.

L’association s’est en conséquence désistée purement et simplement de sa requête. La ville de Châlons, tout en acceptant ce désistement, a persisté à demander qu’il soit mis à la charge de l’association une somme de 5 000 €. Par une ordonnance du 8 juin 2018, le Président du Tribunal administratif a donné acte du désistement d’instance de l’association et a rejeté les conclusions de la ville de Châlons.

Concernant la plainte contre X déposée par l’association le 17 juillet 2017 à la suite de la réalisation illégale du système d’évacuation des eaux pluviales, le greffe du Procureur de la République l’a informée le 12 avril 2018 que « ce dossier est actuellement en cours d’enquête ». Précision utile : ni l’autorisation ministérielle, ni l’ordonnance du tribunal administratif ne valent absolution de l’infraction pénale commise par X au nom de la ville de Châlons. L’association attend en conséquence de cette enquête qu’elle démasque enfin le coupable.
L’association en assemblée

L’association Nouvelle Catalaunie a tenu son assemblée générale annuelle le 25 juin 2018. Nous publions les rapports présentés.
 
 
 


 
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