Le Petit Catalaunien Illustré
 
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 Au sommaire du n° 38

Culture
les questions du raid catalaunum
L'éditorial
la
BMVR de Châlons-en-Champagne Une bibliothèque vraiment surdimentionnée ? - Premier bilan des BMVR - Regard extérieur sur la BMVR - Je m’irrite... pour le plaisir de lire - Crénom de nom ! - Le prêt public à Châlons en 1900 - Souvenirs d’un vieux lecteur châlonnais -
Victor
Hugo en Catalaunie - L’année Hugo
Clovis
Jacquiert : le Châlonnais du «Pourquoi-pas ?»
Musée : un label pour un projet culturel La réponse de Bruno Bourg-Broc - A quand la fin du cauchemar ? - Musée de France : les dessous d’un label - Service éducatif : retour à la révolution
A lire : les nouveautés du trimestre
Société
Le plan régional pour la qualité de l’air -
La qualité de l’air en débat - Les nuisances olfactives - L’avis du Conseil régional
Châlons-en-
Gruyère
Bientôt plus d’
OGM chez Carrefour et Leclerc ?
Aux armes, consommateurs

 
L'éditorial
de Sabine Schepens, rédactrice en chef du Petit Catalaunien Illustré

 Ce siècle avait deux ans...
 Cette célèbre formule de Victor Hugo, dont on célèbre en 2002 le bicentenaire, s’attache aux événements de l’année de sa naissance. Il traversa la Catalaunie en 1838, visita Châlons et décrivit ses monuments que le temps et les hommes ont modifié depuis. Passant devant le petit Hôtel de Ville qui abritait alors la bibliothèque, il ne pouvait pas deviner qu’en changeant de site la veille de la célébration du bicentenaire de sa naissance, elle prendrait le nom d’un personnage qui fustigerait un jour la facilité verbale de ses talents poétiques. Qu’il l’eût su n’aurait au demeurant rien changé. Certains en parlent encore, quand d’autres se polarisent sur les dimensions de la bibliothèque.

Notre dossier sur la bibliothèque municipale à vocation régionale démontre, si besoin est, qu’il n’en est rien. Nous l’avons agrémenté du regard d’un vieux lecteur sur son fonctionnement durant l’entre-deux guerres. Ce texte était encore d’actualité avant que le XXIème siècle naissant ne la balaye d’un revers de manche. Les choses avaient pourtant bien changé depuis 1900 ! Parce qu’il y avait urgence depuis belle lurette, la construction de la nouvelle bibliothèque y a pleinement répondu. Saurons-nous maintenant répondre à celle, bien plus ancienne encore, d’un musée digne de ses collections et d’une capitale régionale ?

Ah, le musée ! La relation que nos édiles entretiennent avec lui est ambiguë. Tous s’y disent attachés mais quand il s’agit de lui prévoir un avenir aussi souriant que celui de la bibliothèque ou de la patinoire, leur cauchemar commence. Comme peu d’entre eux y mettent vraiment les pieds, ils ignorent tout des trésors qu’il recèle. Leur importe-t-il que l’Etat puisse reprendre demain tous ceux qu’il y a déposés si le musée n’obtient pas le label “ Musée de France ”?

D’où la seule question qui vaille vraiment la peine d’être posée : sommes-nous prêts à défendre un tel dossier qui implique de bâtir un véritable projet de médiation culturelle autour du musée ? Voulons-nous enfin donner vie au musée imaginaire qui dort au milieu de nos collections ? Ou préférons-nous les condamner à une inévitable dispersion, faute d’être animés d’une véritable ambition au service du rayonnement culturel de la Catalaunie ?

Comme quoi il n’y a pas que la pollution atmosphérique qui soit à l’origine de la dégradation de nos œuvres d’art ! L’ambition du plan régional pour la qualité de l’air est d’y remédier rapidement. Un plan que le Petit Catalaunien Illustré a examiné avec beaucoup d’attention. Il est globalement satisfaisant, même s’il se résume trop à un catalogue de vœux pieux. Sa réalisation relèvera sans doute d’une gageure difficilement réalisable s’il n’est pas porté par une réelle ambition environnementale. D’autant qu’il pèche au moins sur un point : il n’apporte pas la réponse que nous attendions pour en finir une fois pour toute avec les nuisances olfactives.

Ce siècle a deux ans. L’âge où celui de Victor Hugo vit grandir «le sapin du trône». Une perspective qui ne nous séduit pas vraiment pour le XXIème commençant. Nous, nous y verrions bien germer une « grande chose» : la réconciliation de la Catalaunie avec son patrimoine et sa qualité de vie. Et non pas le retour de Châlons-en-Gruyère.

 Les questions du Raid Catalaunum


Le 28 avril se déroulera le 8ème raid Catalaunum au grand Jard. Les participants ont dû au préalable répondre aux traditionnelles questions tirées du Petit Catalaunien Illustré. Toutes les réponses sont sur ce site. Bonne chance et bonne navigation.

 

 

 

 
 Au 51 rue Léon Bourgeois est une étrange fenêtre. Quelle est sa particularité que nous conte Roger Canard dans ses histoires de Catalaunie ?
1. Jusqu’au XVIème siècle, on y défenestrait les fous de l’asile qu’elle abritait.
2. Selon la légende, le géranium lierre qui tous les ans fleurit sur son balcon serait issu d’une bouture plantée par Jeanne d’Arc lors de son passage à Châlons le 14 juillet 1429.
3. Ses volets s’ouvrent sur un mur de craie.

L’euro a succédé au franc qui lui même remplaça les monnaies royales et, avant elles, locales. Au XIIIème siècle, la monnaie des évêques-comtes de Châlons était fort bien cotée. Le “ 
catalauni ” valait en effet :
1. Trois fois la monnaie de Reims.
2. Autant que la monnaie de Paris.
3. Deux fois la monnaie de Provins.

Jusqu’à la Révolution,
Notre-Dame-en-Vaux était souvent dénommée “ Notre-Dame aux belles flèches ”. Leur particularité était d’être recouvertes :
1. d’ardoises émaillées représentant la vie de la vierge Marie.
2. de feuilles de plomb décorées de motifs dorés.
3. de vitraux représentant la vie des saints.

Le 1er juillet 2001, 200 associations châlonnaises fêtaient le centenaire de la loi leur ayant accordé la
liberté d’association. 100 ans plus tôt, le 1er juillet 1901, que fêtait-on à Châlons ?
1. le passage du tour de France.
2. l’arrivée du Tsar Nicolas II venu visiter le camp militaire de Châlons.
3. le centenaire d’une des associations présente aux festivités du centenaire de la loi.

La
Porte Sainte-Croix fut l’objet d’une mémorable polémique en 2001. Sur quel projet porta-t-elle ?
1. la décoration de sa face interne avec des œuvres contemporaines.
2. la décision de la municipalité de la rebaptiser “ Porte de la liberté ”.
3. la fermeture de son accès depuis les souterrains la reliant à l’Hôtel de Ville.

 La bibliothèque municipale à vocation régionale de Châlons-en-Champagne

La bibliothèque Georges Pompidou de Châlons-en-Champagne est ouverte depuis mars 2001 ; elle est la sixième BMVR réalisée dans le cadre de ce programme national de construction de grands équipements documentaires structurants dans des villes importantes. Le petit catalaunien Illustré lui consacre tout un dossier. Extraits choisis.

 
 Une bibliothèque vraiment surdimentionnée ?
Il est de bon ton, dans certains lieux où l’on cause de tout sauf de culture, de considérer que la bibliothèque serait surdimentionnée. «Une fausse erreur n’est pas forcément une vérité vraie», écrivait Pierre Dac dans ses pensées. Un propos qui se prête tout à fait à la situation que nous avons analysée.

 

 Premier bilan des BMVR

Le ministère la Culture et de la Communication a tiré un premier bilan des bibliothèques municipales à vocation régionale. Il a été présenté lors d’une exposition à Châlons-en-Champagne en 2001 et complété d’un catalogue servant de trame à l’étude que publie le Petit Catalaunien.

  Regard extérieur sur la bibliothèque

Dans le catalogue de l’exposition «Architecture(s) de Bibliothèques», Jean-Claude Garcias dresse un portrait des qualités et défauts des 12 BMVR de France. Nous en avons extrait celui de Châlons-en-Champagne, intitulé « un parcours de séduction ».

 


 -
Je m’irrite... pour le plaisir de lire

Je suis une lectrice lambda. Heureuse de pouvoir enfin butiner mes livres au hasard des rayonnages de la bibliothèque municipale : Sepulveda, Maghfouz, Mann, Conrad... Allons, râleurs et râleuses, ne boudez pas votre plaisir, venez voir ce qui s’y passe !

 Crénom de nom !


Absent des discours officiels lors de l’inauguration de la Bibliothèque municipale à vocation régionale, le nom qui lui a été donné a déjà fait couler beaucoup d’encre. Les urnes municipales de 2001 n’ayant malheureusement pas permis de revenir sur un tel choix, il nous a semblé utile de nous y arrêter un instant ainsi que sur l’apport réel de Georges Pompidou au développement de la culture littéraire et poétique française.

Bruno Bourg-Broc, maire de Châlons, justifie son choix du nom de la BMVR.

 Pompidou, un poète oublié ?

Le poème qui suit contituerait son oeuvre poétique complète.

Théo

Lorsqu’il rencontre sur l’asphalte
Une Manon qui lui sourit
L’oeil allumé, Théo fait halte,
Théo rit.

Bientôt n’étant pas de bois
Théo goûte un plaisir extrême, Dont il se délecte trois fois
Théo r’aime.

Puis quand arrive le matin
Le corps dispos, l’âme tranquille
En peinard, posant un lapin
Théo file.

 Pompidou et Hugo

L’œuvre littéraire de Georges Pompidou est très courte. Seule son anthologie mérite que l’on s’y arrête un instant en cette année Victor Hugo.

Après avoir passé en revue les poètes du XVème au XIXème siècles, il aborde, “ Hugo. “ Hugo, hélas ”, disait Gide. Assurément, la poésie de Hugo n’est pas celle qui me touche le plus. La facilité verbale des premiers recueils irrite et plus encore peut-être le prétentieux délire des derniers…
Que de phraséologie !…"

 Le prêt public à Châlons en 1900

Les membres de la Société Châlonnaise de Lecture et d’Enseignement se sont réunis en Assemblée générale, à l’Hôtel de Ville, le dimanche 24 décembre [1899], à deux heures, en la Salle des Mariages, sous la présidence de M. A. Cornet, inspecteur d’Académie honoraire… Le Petit Catalaunien publie le discours prononcé par le Président de la Société.

 Souvenirs d’un
vieux lecteur châlonnais

 Qui, demain, se souviendra du cadre de l’ancienne bibliothèque municipale ? Ces lieux, enchanteurs pour bien des vieux Châlonnais qui les fréquentaient le dimanche après-midi jusque dans les années soixante, un vieux lecteur s’en souvient avec un brin de nostalgie. Des lieux qui, à quelques détails près, sont restés les mêmes durant tout le XXème siècle où, sous l’impulsion de Henri Vendel, la lecture publique se développa fortement.

Victor Hugo en Catalaunie

Le 22 juillet 1838 Victor Hugo passe à Châlons ; il relatera sa promenade châlonnaise dans la troisième lettre de son ouvrage « Le Rhin ». Jean-Paul Barbier nous la fait redécouvrir en cette année Victor Hugo et le Petit Catalaunien illustre cet extrait avec trois images insolites des églises emblématiques de la Catalaunie telle que Hugo les visita.

"Si je n’ai pas trouvé ce que j’attendais, j’ai trouvé ce que je n’attendais pas, c’est-à-dire une fort belle Notre-Dame à Châlons. A quoi pensent les antiquaires ? Ils parlent de Saint-Etienne, la cathédrale, et ils ne soufflent mot de Notre-Dame ! ... A deux lieues de Châlons, sur la route de Sainte-Ménehould, dans un endroit où il n’y a que des plaines, des chaumes à perte de vue et les arbres poudreux de la route, une chose magnifique vous apparaît tout à coup. C’est l’abbaye de Notre-Dame de l’Epine". Victor Hugo.

Que fera Châlons pour commémorer l’année Hugo ?

Rien. «Il a fallu faire un choix, a expliqué Mme Schulthess, adjointe à la culture, à Roger Canard, car l’année 2001-2002 est aussi l’année des Arts du Cirque : la Ville s’est investie dans ce domaine... les 1er, 2 et 3 mars 2002». L’un n’empêche pourtant pas l’autre et, pour notre part, nous verrions d’un très bon oeil une des expositions nationales consacrées à Victor Hugo faire étape à la BMVR cet automne.  

 
La Cathédrale
(lithographie de Barbat)

 
Notre-Dame-en-Vaux
(lithographie de Barbat)

 
Notre-Dame de l'Epine
(carte postale extraite du livre de Raymond Nominé)

 Ces églises sont ici telles que Victor Hugo a pu les voir. Entre temps...


 A quand le label
"Musée de France" ?

 Un label pour un projet culturel 

Depuis la publication en 1996-1997 de nos différents articles consacrés au Musée municipal, rien n’a changé. Le projet de création d’un nouveau cadre pour ses collections est tombé aux oubliettes. Faute d’ambition politique, et malgré les sonnettes d’alarme maintes fois tirées par Jean-Pierre Ravaux, son conservateur aujourd'hui en retraite, le Musée de Châlons a conservé l’aspect vieillot et poussiéreux qui était le lot commun des musées au début du XXème siècle. L’association Nouvelle Catalaunie est intervenue auprès du Député-Maire pour qu’il mette un terme à cette situation et demande le label Musée de France. Un label qui implique de définir un projet culturel autour du musée.
 Le Petit Catalaunien Illustré publie l'intégralité de cette interpellation visant à recruter un nouveau conservateur, indipensable pour définir ce projet culturel, seul à même de garantir l'obtension du label musée de France qui accordera enfin un statut protecteur aux collections du musées menacées de dispersion.
Daubigny
«le parc du château de Saint-Cloud».
Ce dépôt de l'Etat en 1865, ainsi qu'une cinquantaine d'autres, est exposé au Musée municipal de Châlons. Ils deviendront la propriété du musée municipal de Châlons s'il obtient le label "Musée de France". Dans l'hypothèse inverse, ils seront repris par l'Etat. Une dispersion à laquelle l'association Nouvelle Catalaunie s'oppose.

 A quand la fin du
cauchemar du musée ?

La réponse reçue de M. Bourg-Broc ne lève pas les inquiétudes suscitées lors du conseil municipal du 21 février par le flou artistique de l’intervention de son premier adjoint. Cette réponse, qui reprend in extenso cette intervention, noie manifestement le poisson là où, en 3 lignes, il suffisait de nous rassurer en prenant le double engagement de recruter immédiatement un conservateur et de demander rapidement le label “ musée de France ”.

 

Parce qu’il y a urgence à agir,
l'association a interpelé les élus.

 Des inquiétudes  qui demeurent

La ville de Châlons vient de recruter un conservateur adjoint. Officiellement, pour seconder le conservateur en chef et lui permettre d'élaborer un projet culturel. Tout serait donc bien dans le meilleur des monde si... Si le budget municipal de 2002 ne prévoyait aucun crédit pour rémunérer un conservateur après le départ en retraite de l’actuel, ce qui a pour première conséquence de reporter, une fois de plus, le démarrage de l’étude annoncée de la restructuration du musée. Mais, plus grave, elle a surtout et avant tout pour conséquence de compromettre l’obtention du label “ musée de France ”.

D’où deux interrogations : la ville a-t-elle véritablement l’intention de demander le label “ Musée de France ” et, si oui, quand ?...

 Le pavillon d'angle du musée
est à son image.

Il a perdu sa ballustrade et son comble sert de pigeonnier non contrôlé... Simples détails ? Ou signes manifestes d’un véritable désintérêt  pour les richesses qu’il contient ?

 Lorsque Roland Irolla dessina en 1996 son pavillon d'angle avec sa ballustrade, le musée était promu à un bel avenir qui, depuis, a été abandonné.

 "Le Musée Municipal ne peut exposer que très partiellement des collections pourtant riches d’intérêt, ses salles ne correspondent plus aux nécessités actuelles et ne permettent pas une présentation attractive.

Notre ville aurait donc besoin...d’un nouveau musée : rien n’a été fait en ce domaine depuis 18 ans, des opportunités de subventions importantes ont été manquées...

Nous nous engageons à .... la réalisation de ce nouveau musée [qui] pourrait être programmée dans les deux dernières années du mandat".

Extrait du programme municipal de M. Bourg-Broc pour la mandature 1995-2001 , p 35-36.

 extraits de la loi du 4 janvier 2002 sur les Musées de France

Article 2 Les musées de France ont pour missions permanentes de :
a) Conserver, restaurer, étudier et enrichir leurs collections ;
b) Rendre leurs collections accessibles au public le plus large ;
c) Concevoir et mettre en œuvre des actions d’éducation et de diffusion visant à assurer l’égal accès de tous à la culture ;
d) Contribuer aux progrès de la connaissance et de la recherche ainsi qu’à leur diffusion.

Article 4 L’appellation musée de France est attribuée à la demande de la ou des personnes morales propriétaires des collections, par décision du ministre chargé de la culture…

Article 6 Les activités scientifiques des musées de France sont assurées sous la responsabilité de professionnels présentant des qualifications définies par décret en Conseil d’Etat.

Article 7 …Chaque musée de France dispose d’un service ayant en charge les actions d’accueil des publics, de diffusion, d’animation et de médiation culturelles. Ces actions sont assurées par des personnels qualifiés. Le cas échéant, ce service peut être commun à plusieurs musées.

Article 11 - I - Les collections des musées de France sont imprescriptibles.
II. - Les biens constituant les collections des musées de France appartenant à une personne publique font partie de leur domaine public et sont, à ce titre, inaliénables.

Article 13 Les biens des collections nationales confiés par l’Etat... à une collectivité territoriale avant le 7 octobre 1910 ... deviennent, après récolement, la propriété de cette dernière et entrent dans les collections du musée, sauf si la collectivité territoriale s’y oppose ou si l’appellation “ musée de France ” n’est pas attribuée à ce musée.

Extraits des débats parlementaires

Séances du jeudi 10 mai 2001
M. Bruno Bourg-Broc ... « La personne morale de droit public responsable du musée ne pourra pas réellement s’opposer à l’obtention de l’appellation Musée de France. C’est un problème »...
Mme Catherine Tasca, ministre de la culture et de la communication … « M. Bourg-Broc a commis une erreur d’appréciation … Il n’y a nulle surprise à redouter. Pour les musées contrôlés, il ouvre une simple faculté aux propriétaires, avec de nombreuses garanties »….

Rapport fait au nom de
la commission mixte
paritaire

M. Bruno Bourg-Broc… [fait] observer que l’institution de services culturels constituait l’un des principaux enseignements de la mission d’information… M. Jean Le Garrec, président… s’est toutefois interrogé sur le choix entre un service culturel commun ou de la mise en œuvre d’actions communes à plusieurs musées. M. Bruno Bourg-Broc, député, a déclaré partager cette interrogation.

Séance du jeudi 29 novembre 2001
M. Bruno Bourg-Broc … « Je regrette cependant que le champ d’application … concerne aussi bien les musées de l’Etat …. qu’un ensemble très large de musées dépendant principalement des collectivités locales. ... Ainsi, je le souligne, une nouvelle fois, sous couvert d’un label « musée de France », l’Etat étend son contrôle sur un nombre très largement accru de musées.… Néanmoins, la notion de « déclassement » des biens appelle une grande vigilance de notre part... La procédure est certes encadrée, mais les garanties apportées sont-elles suffisantes ? Je n’en suis pas certain et je ne souhaite pas que nous exposions notre patrimoine à la tentation du mercantilisme »...
Mme la Ministre … « je regrette que cet article lève des inquiétudes telles que M. Bourg-Broc renonce à le soutenir »...

  Service éducatif du musée :
Retour à la Révolution
Le service éducatif du musée qui vient d’être inauguré est l’aboutissement des 32 années passées par Jean-Pierre Ravaux à la tête des musées municipaux de Châlons. Un précieux outil pédagogique dont le petit côté révolutionnaire ne nous a pas échappé.Le Conseil général du département rappelait en effet, le 7 décembre 1792, la nécessité de «former un museum où tous les administrés du département iroient puiser le goût des beaux-arts et des sciences».

 
« Fruits sur un banc » de François Desportes (1661- 1743) Cette oeuvre, mise en dépôt par l’Etat au musée municipal, sert de modèle aux élèves des écoles primaires. Ils exercent ainsi leurs talents artistiques dans l’atelier de peinture du service éducatif du musée.
ci-contre : de jeunes Châlonnais partant à la découverte d'une oeuvre d'art.

Le Plan Régional pour la Qualité de l’Air

 Un même combat
Mieux connaître la pollution atmosphérique pour la combattre, tel est l’objectif du Plan Régional pour la Qualité de l’Air. Tel est aussi le nôtre et de notre contribution pour l’amender : à lire sans se tromper de combat.

 La qualité de l’air en débat
A défaut d’air pur, la loi reconnait à chacun le droit à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. Le Plan Régional pour la Qualité de l’Air de Champagne-Ardenne, en cours d’adoption, en découle. Tout comme l’indice Atmo qui nous permettra bientôt de connaître la qualité de l’air que nous respirons à Châlons-en-Champagne.

 L’air auquel chacun a droit

Article L 220-1 du code de l'environnement L’Etat et ses établissements publics, les collectivités territoriales et leurs établissements publics ainsi que les personnes privées concourent, chacun dans le domaine de sa compétence et dans les limites de sa responsabilité, à une politique dont l’objectif est la mise en œuvre du droit reconnu à chacun à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé.
Cette action d’intérêt général consiste à prévenir, à surveiller, à réduire ou à supprimer les pollutions atmosphériques, à préserver la qualité de l’air et, à ces fins, à économiser et à utiliser rationnellement l’énergie.

 Définition légale de la pollution atmosphérique

Article L 220-2

Constitue une pollution atmosphérique au sens du présent titre l’introduction par l’homme, directement ou indirectement, dans l’atmosphère et les espaces clos, de substances ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives excessives.


 

 

Les nuisances olfactives

Le projet de Plan Régional pour la Qualité de l’Air était soumis à enquête publique du 24 décembre 2001 au 24 février 2002. L’association Nouvelle Catalaunie a analysé ses 410 pages avant de déposer sa contribution. Elle y demande que ce plan, qui ne prend pas l’exacte mesure des nuisances olfactives, soit amendé.

 Châlons-en-Gruyère

La politique du gruyère, à l’origine de la destruction du centre ancien de Châlons, est de retour avec ses effets périphériques pervers. Les associations de défense du patrimoine, pour lesquelles la coupe est pleine, demandent que la ville soit classée en zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager.

 Bientôt plus d’OGM chez Carrefour et Leclerc ?
Poursuivant son combat aux côtés de Greenpeace pour éliminer les OGM de nos assiettes, l’association Nouvelle Catalaunie vient d’écrire à Carrefour Châlons et Leclerc Fagnières. Objectif : connaître les actions que ces grandes surfaces entendent engagées afin qu'aucun des produits qu'ils référencent ne se retrouve sur la liste rouge de Greenpeace pour cause d'OGM.

 

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