Le Petit Catalaunien Illustré


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 Au sommaire du n° 51

Culture


Le mau mélé de Lou Paté
Allons enfants d'Catalauni-i-e...
1880 - Une naissance au forceps
1889 - Le 14 juillet du centenaire
1919 - Le 14 juillet de la Victoire
1919 - Nos glorieux drapeaux
1919 - Les poilus manifestent
1929 - Un 14 juillet mémorable
Cérémonie officielle
1936 - Réjouissances populaires
1936 - Un rassemblement très populaire
1945 - Le 14 juillet de la Libération
1945 - Pavoisements, décorations, illuminations
Histoire de notre fête nationale
1945 - Réflexions de l’Homme de la rue
1989 - Le passant du 14 juillet
2000 - Faut-il changer la Marseillaise ?
La Bastille châlonnaise
2005 - Entendez-vous, dans la Champagne...
Regards sur l’art médiéval

 
L'éditorial
de Bruno Malthet, président de
l'association Nouvelle Catalaunie


Allons enfants d’Catalauni-i-e...

Allons-nous devoir appeler les Catalauniens aux armes ? Il existe un sujet qui nous fâche très fort ces derniers temps et justifierait de former nos bataillons : le mépris total du premier magistrat de la Ville envers les engagements qu’il a signés dans le dossier du CHV (cf n°s 42 et 45 du Petit Catalaunien Illustré). Les caves médiévales du CHV n’ont pas fait l’objet de la restauration prévue, les vitrines des commerces des rues du Gantelet et de l’Hôtel-de-Ville comme du quai Barbat ne sont pas alignées sur les fenêtres et celles du 18-20 de la place Foch ne sont pas conformes au cahier de prescriptions.

Nous reviendrons sur ce dossier dans notre prochain numéro et, pour l’heure, nous vous invitons plutôt à venir danser la carmagnole avec nous autour de l’histoire du 14 juillet châlonnais. Celui de 2005 sera le 126ème de l’histoire de notre Fête nationale. Les Républicains châlonnais le fêtaient déjà avant et tous les 14 juillet ne furent pas dignement célébrés à Châlons. A celui de 1892, nos édiles ont préféré le centenaire de Valmy. Quant à ceux de 1940 à 1944, toute manifestation patriotique était alors interdite.

Si célébrer la Fête nationale nous apparaît aujourd’hui d’une évidence incontournable, cela n’a pas toujours été le cas. Aussi est-ce au forceps que nos édiles lui firent prendre en 1881 la succession de la “ Procession des châsses ” qui, depuis le Moyen-Âge, constituait pour les cléricaux la Fête de Châlons.

Plus qu’ailleurs, dans une ville qui, selon l’expression de Georges Clause, voulait des soldats, la Fête nationale fut bien évidemment la fête de l’armée. Le défilé des troupes lors de la traditionnelle revue du 14 juillet comme les concerts donnés par les Musiques militaires au kiosque du Jard étaient alors très prisés des Châlonnais, très fiers de leurs soldats qui demain les vengeraient de Sedan et reprendraient l’Alsace-Lorraine.

Aujourd’hui, après soixante ans de paix, ce sentiment patriotique s’est profondément modifié tandis que l’aspect fusionnel entre la ville et ses régiments s’estompe de plus en plus. Les manifestations populaires du 14 juillet, elles aussi, se sont transformées, même si les motifs en sont souvent tout autres. La sécurité a eu raison du mythique mât de cocagne et des jeux enfantins d’avant-guerre. Les grandes évocations pyrosymphoniques des riches heures de notre histoire ont pris la place des traditionnels feux d’artifice.

Faut-il le regretter et entonner la Marseillaise en appelant les citoyens aux armes pour “ Qu’un sang impur / Abreuve nos sillons ” ? Ou bien devons-nous au contraire chanter à l’unisson afin “ Qu’un ciel d’azur / Rayonne à l’horizon ”, comme s’interroge Roger Canard qui nous livre ses mémoires d’élu et nous replonge dans le passé révolutionnaire de Châlons ?

Cette interrogation est d’autant plus intéressante que, à Châlons, il nous reste encore au moins une Bastille à prendre… en photo ! Les plus vieux d’entre nous la connaissent bien : ils passaient régulièrement devant. Aujourd’hui exposée au Musée Schiller et Goethe, elle était jadis reléguée sous le passage Vendel, derrière les grilles du musée des Beaux Arts et d’Archéologie. Cet été et jusqu’au 15 janvier 2006, celui-ci nous convie à visiter les collections catalauniennes d’art médiéval du Louvre et de nos musées, une splendide exposition sur laquelle nous reviendrons plus en détail dans notre prochain numéro.
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Le Mau mêlé catalaunien de Lou Paté

Retrouvez les mots qui suivent dans notre Mau mêlé.
Avec les 8 lettres restantes, saluez le Général qui passa le front des troupes en revue lors du centenaire du 14 juillet
Au - Bal - Cadencé - Chant - Commémoration - Danse - Décoration - Drapeau - Farandole - Fête - Feux - Flambeaux - Fleury - Foule - Gerbe - Honneurs - Hussard - Hymnes - Illumination - Légion - Marche - Maréchaux - Nationale -  Pas - Patrie - Pavoisée - Pétards - République - Revues - Roustain - Salve - Tir -

Une naissance au forceps

La célébration à Châlons du premier 14 juillet comme fête nationale fut raillée par les cléricaux châlonnais. L’année suivante, les Républicains châlonnais réagissent en employant les grands moyens : ils interdisent les processions religieuses, dont celle des châsses considérées par beaucoup comme la fête patriotique locale.
1889
Le 14 juillet du centenaire

Malgré la pluie qui priva les Châlonnais de feu d’artifices, le 14 juillet 1889 fut à la hauteur de l’événement que constituait la célébration du centenaire de la Révolution française.

Article publié dans L’Union Républicaine du 16 juillet 1889

1919
Le 14 juillet de la victoire


Le 14 juillet 1919 est le premier qui suit l’armistice du 11 novembre 1918 et la signature du traité de paix à Versailles le 28 juin 1919. Il restera le 14 juillet de la célébration de la victoire. A Châlons, elle se fait avec ferveur, malgré son impréparation et l’absence des drapeaux régimentaires partis à Paris pour participer au défilé des armées alliées.

Le poilu du monument aux morts de Châlons

L’inauguration du monument du cimetière de l’Est (Bibliothèque municipale à vocation régionale, photo 1717)

La nécropole du cimetière de l’Est à Châlons
Un appel à la Municipalité et à l’Autorité Militaire
On nous demande de bien vouloir prier la Municipalité et l’autorité militaire d’organiser une réception pour le retour de nos drapeaux, au lendemain des fêtes de la Victoire célébrées à Paris par toute la France. Nous nous associons à ce vœu.
Nos glorieux drapeaux : Ils sont partis pour fêter la Victoire ! Le voyage de nos drapeaux - Le retour des drapeaux.

Les poilus manifestent

Hier soir, vers huit heures, une troupe d’environ 250 soldats, se présenta sur la place de l’Hôtel-de-Ville en criant : « démobilisation, démobilisation, la classe ! ». Certains officiers adressèrent quelques paroles à ces mécontents et après quelques tiraillements, ils se dispersèrent sans aucun dommage pour personne.

Extraits d’articles publiés dans Le Journal de la Marne du 3 au 19 juillet 1919

Un 14 juillet mémorable
Le 14 juillet 1929, Châlons célébra un double 14 juillet. Celui de la fête nationale, bien évidemment, mais aussi et surtout le cinq centième anniversaire du passage de Jeanne d’Arc à Châlons.
 
Cérémonie officielle
Le 14 juillet châlonnais sous la IIIème République est autant la fête nationale que la fête de l’armée. Lors de la cérémonie officielle, la revue des troupes, suivie dans une même communion patriotique par les autorités civiles et religieuses de Châlons, occupe une place centrale.

Ci-contre : Remise de médailles à l’occasion du 14 juillet 1930 à Châlons

Ci-dessous à gauche  : Les officiels du 14 juillet 1930 à Châlons. De gauche à droite : MM Magny, préfet, Millet, maire, Mgr Tissier, évèque, Daniel, président du Conseil de Préfecture, et Champion, adjoint au maire.

Ci-dessous à droite : Le public du 14 juillet 1930. (Bibliothèque municipale à vocation régionale de Châlons, photos n°s 5183, 1465 et 5122)

Réjouissances populaires
Dès l’instauration du 14 juillet comme fête nationale, les Républicains châlonnais se sont attachés à en faire une fête populaire. Ces réjouissances ont toujours eu comme point central les bassins du Jard et son kiosque à musique inauguré en 1885. Le traditionnel mât de cocagne et les jeux enfantins, aujourd’hui disparus, ont largement contribué au succès du 14 juillet.

Mât de cocagne du 14 juillet 1936 à Châlons (Bibliothèque municipale à vocation régionale de Châlons, photo n° 1624) Jeux d’enfants du 14 juillet 1936 à Châlons (Bibliothèque municipale à vocation régionale de Châlons, photo n° 1683)

1936
Un rassemblement très populaire

Au lendemain de la victoire électorale du Front Populaire, la Fête nationale n’échappe pas aux traditionnels concerts, retraites aux flambeaux, réception à l’Hôtel de Ville, revue de troupes et réjouissances populaires. Mais il prend aussi une tournure très politique avec une imposante manifestation du Rassemblement populaire au Jard et dans les rues de Châlons.

Les officiels du 14 juillet 1936 à Châlons. De gauche à droite : MM Daniel, président du Conseil de préfecture interdépartemental, Mgr Tissier, évêque, Champion, maire, Berthoin, préfet et Gruffy, procureur de la République (Bibliothèque municipale à vocation régionale de Châlons, photo n° 3682)

Félicitations après la revue du 14 juillet 1936 à Châlons.

De gauche à droite : Mgr Tissier, évêque, MM Champion, maire, Berthoin, préfet et Gruffy, procureur de la République (Bibliothèque municipale à vocation régionale de Châlons, photo n° 3682)

L’imposante manifestation du Rassemblement populaire
La manifestation organisée au Jard, hier après-midi, par le comité local du rassemblement populaire fut imposante tant par le calme qui y présida que par le nombre de personnes qui y assistèrent et que, sans exagération, on peut estimer à trois mille.

Des haut-parleurs avaient été installés sur le kiosque pour permettre aux orateurs de se faire entendre du public
Extraits de L’Union Républicaine des 15-16 Juillet 1936

La manifestation du 14 juillet 1936. Venus par la rue d’Orfeuil, les manifestants arrivent place Foch (Bibliothèque municipale à vocation régionale de Châlons, photo n° 3734)

1945
Le 14 juillet de la Libération
Le 14 juillet 1945, célébré sans la traditionnelle revue militaire d’avant-guerre, est le premier depuis celui de 1939. Il est marqué par un vibrant hommage aux patriotes qui donnèrent leur vie pour défendre la patrie et par une fête populaire renouant avec la tradition.
Article publié dans L’Union Républicaine de la Marne du 16-17 juillet 1945

Pavoisements, décorations, illuminations

Cette année, les couleurs nationales peuvent se déployer sans l’œuvre de mains clandestines. On les voit dans toutes les rues, dans les chevelures des jeunes filles, aux vêtements des hommes et des dames ; aux vitrines des magasins.
Extrait du Journal de la Marne du 16-17 juillet 1945

Ci-contre : Durant la guerre, seule la France libre défile pour le 14 juillet, comme ici, à Londres, en 1942.

Histoire de notre fête nationale
Le 14 juillet 1789 les émeutiers parisiens s’emparent de la Bastille, prison symbole de l’absolutisme royal. Il faudra attendre près d’un siècle pour que le 14 juillet devienne la Fête nationale de la République française.

Le 14 juillet 1790 est le point d’orgue de la fête de la Fédération....

Le 6 juillet 1880 est promulguée la loi selon laquelle « la République adopte comme jour de fête nationale annuelle le 14 juillet »....

Sources : http://14juillet.senat.fr/

Plantation de l'arbre de la liberté :
gravure révolutionnaire

Les réflexions de l’homme de la rue
Avec sa chronique quotidienne “ Les réflexions de l’homme de la rue ”, Le Journal de la Marne avait créé le “ premier Châlons où l’on cause ”. L’homme de la rue y peste et râle, autour du zinc du café du commerce, sur toutes les misères de la Catalaunie. En témoignent les quatre chroniques écrites à l’occasion du 14 Juillet 1945 que nous publions dans ce numéro.

Le pinard du 14 juillet
“ Pour fêter notre traditionnel 14 juillet, ... notre comité du “ Pinard ” nous octroie la très grande largesse d’un demi litre de vin.... Le journal de la Marne du 14-15 juillet 1945
Sacrilège au monument aux Morts
“...devant le monument aux Morts de la Cathédrale ...dans la lumière atténuée des torches, la garde d’honneur autour du poteau des fusillés avait grande allure. Pourquoi faut-il que le matin du 14, il faille déchanter ?... Le journal de la Marne du 16-17 juillet 1945

Poussière + eau = boue
“ Le kiosque du Jard est un cadre, y a pas à dire. Bien des fois je l’ai entendu louer par des étrangers qui l’envient. L’envieraient-ils encore s’ils avaient vu samedi le nuage de poussière qui le dissimulait aux yeux les plus perçants ? ...
Le journal de la Marne du 18 juillet 1945
Sacrifice patriotique d’une électrice
“ Un demi-litre de vin par personne, cela ne fait vraiment pas beaucoup pour une fête nationale. Le vingtième de ce qu’un consommateur moyen et patriote absorbait aux 14 juillet d’avant guerre.... Le journal de la Marne du 19 juillet 1945

Ndlr : tous ces articles ont été titrés par nos soins.
Le passant du 14 Juillet
A Châlons, le traditionnel feu d’artifices du 14 Juillet des années quatre-vingt était un sésame qui nous replongeait dans l’histoire bimillénaire de la cité dont le maître de cérémonie n’était autre que Roger Canard. Une fois le bouquet final passé, il nous invite à le suivre non pas au bal populaire du Jard, mais dans les vieilles rues de Châlons pour aller danser la carmagnole devant l’Hôtel-de-Ville avec quelques sans-culottes.

Sous les acclamations de la foule en liesse le ciel châlonnais se colore et s’illumine d’une pluie d’étoiles étincelantes....

Bibliothèque nationale, cabinet des estampes : la carmagnole. C’est tout à la fois une veste courte à gros boutons portée par les sans-culottes pendant la Révolution française et une chanson révolutionnaire que l’on danse. Très populaire, elle fut créée en 1792 quand l’Assemblée nationale vote la Convention et décrète l’arrestation du Roi. Voici son refrain, qui se bisse :
Dansons la Carmagnole / Vive le son (bis) / Dansons la Carmagnole / Vive le son du canon !
CCC ou le camarade citoyen Canard, édile châlonnais

Je me laisse porter par la foule. Une petite brunette aux boucles folles s’échappant d’un bonnet phrygien me tend une torche : «Tiens, prends, camarade citoyen, et viens avec nous à l’hôtel de ville».

« Elle doit m’avoir reconnu comme étant un édile », me dis-je sans modestie et je me joins aux porteurs de flambeaux, tout heureux de jouer au thuriféraire. La rumeur montant de la foule s’enfle et grandit ; c’est le peuple des pauvres gens qui est de sortie ce soir ! ...

Ci-contre : La déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789

Aux armes, citoyens !

Mais ce n’est pas le moment car ils ont fort à faire avec les volontaires et les militaires grimpés sur leurs dos en agitant des torches et des piques et qui réclament le Maire pour lui demander des armes. Un cordon de la Garde Nationale défend l’entrée de l’Hôtel de Ville; sous la pression de la foule excitée et vociférante les soldats reculent et s’adossent à la façade, le fusil pointé en avant. Leurs visages blêmes ruissellent de sueur sous la perruque ondulée et le bonnet à poil. La tension est extrême. J’espère fébrilement qu’une lucarne va enfin s’ouvrir et qu’un tribun en jabot de dentelle va leur crier d’une voix indignée, pleine de reproches : « Gardes Françaises, vous n’allez pas tirer sur vos frères ! »....
...  Il fait grand jour lorsque je regagne la Place des Buttes ; les canonniers qui servent les pièces au sommet des buttes sont allés dormir. J’ai hâte d’en faire autant, mais il me faut d’abord justifier un retour aussi tardif. Or, j’ai beau donner force détails en racontant mon équipée, personne ne me croit et il faut toute la mauvaise foi d’une épouse en colère pour ne pas vouloir reconnaître dans les restes encore fumants d’une torche rudimentaire faite de chanvre imprégné de poix, de cire et de résine, une authentique fabrication du XVIIIème siècle.

Roger Canard
NB : pour recevoir les dernières nouvelles écrites par Roger Canard, demandez-les lui sur sa messagerie électronique : roger.canard@infonie.fr
Faut-il changer La Marseillaise?
Adoptée par les fédérés marseillais à la fin de juillet 1792, l’oeuvre de Rouget de Lisle entraîna à la victoire de nombreuses armées françaises. Aussi fut-elle décrétée chant national le 26 Messidor an III (14 juillet 1795). 200 ans plus tard, l’idée d’en changer les paroles suscita un grand débat auquel Roger Canard nous invite à participer.

Ci-contre : La Marseillaise, Bibliothèque nationale, cabinet des estampes.

   
Texte de l’affiche des «Amis de la Constitution» tel qu’a pu le lire Rouget de Lisle sur les murs de Strasbourg et dont il fit un hymne particulièrement entraînant, plein de fougue, d’élan et d’ardeur patriotique.

Aux armes citoyens !
L’étendard de la guerre est déployé !
Le signal est donné !
Aux armes !

Il faut combattre, vaincre ou mourir !
Aux armes, citoyens !

Si nous persistons à être libres, toutes les puissances d’Europe verront échouer leurs sinistres complots. Qu’ils tremblent tous ces despotes couronnés ! L’éclat de la liberté luira pour tous les hommes. Vous vous montrerez dignes enfants de la liberté. Courez à la victoire, disipez les armées des despotes. Immolez sans remords les traites, les rebelles qui, armés contre la patrie, ne veulent y entrer que pour faire couler le sang de nos compatriotes.

Marchons !

Soyons libres jusqu’au dernier et que nos armes soient constamment pour la liberté de la patrie et le bonheur du genre humain !

La France doit-elle conserver un hymne national qui ne correspond plus du tout à l’idéal de fraternité de 1789 et qui ne sera plus guère joué que dans les stades ?

Ne devrait-on pas prévoir d’autres paroles, d’un esprit plus européen, tout en gardant la musique qui est très entraînante et dans toutes les mémoires ? ...

Vous avez certainement un avis sur ce sujet. Je vous serais extrêmement reconnaissant si vous vouliez me faire part des résultats de vos cogitations.
 roger.canard@infonie.fr

La prise de la Bastille

La bastille châlonnaise
Le Musée Schiller-Goethe expose une “ Bastille châlonnaise ”. Elle se veut l’authentique modèle réduit d’époque de sa consœur parisienne et son histoire mérite d’être contée.

La ville de Châlons possède effectivement une telle œuvre, entrée dans les collections du Musée au plus tard en 1807. Cette Bastille a longtemps été exposée sous le passage Henri Vendel et est aujourd’hui présentée au Musée Schiller-Goethe. Elle nous rappelle combien le citoyen Palloy sut admirablement profiter d’une situation pour tromper son monde ! Ou, pour le moins, satisfaire la demande patriotique de ses concitoyens en “ produits dérivés ” de la prise de la Bastille. La “ Bastille châlonnaise ”en effet, qui mesure 38 cm de haut, 99 de long et 57 de large, est une maquette authentique mais … en plâtre, un matériau somme toute bien plus facile à travailler que la pierre et se prêtant admirablement aux moulages en série !

2003-2005
Entendez-vous, dans la Champagne...


Les 14 juillet de ce début de XXIème siècle participent au changement dans la continuité avec ses traditionnels défilé militaire, discours officiels, feu d’artifices, bal populaire et concerts auxquels les Châlonnais demeurent toujours très attachés.

La Porte Sainte-Croix et l’avenue du Général de Gaulle sont redevenues le point d’orgue de la revue des troupes. Les troupes à pied des 402ème et 40ème régiments d’infanterie étaient suivies des blindés, de gendarmes motorisés et des pompiers. Et, pour couronner le tout, une patrouille de quatre avions Mirage est venue survoler le tout, à la plus grande joie des petits et des grands plus attirés par le spectacle que par la ferveur patriotique qui prévalait un siècle plus tôt.

« Liberté, Liberté chérie, [...] Que tes ennemis expirants Voient ton triomphe et notre gloire », jaillir comme un feu d’artifice ! Feu d’artifice ? L’expression est aujourd’hui passablement réductrice de l’image qu’entendent donner nos édiles de cette manifestation très prisée des Châlonnais.

Photos illustrant cet article : 14 juillet 2004, service communication de la ville de Châlons-en-Champagne

En chemin, beaucoup d’entre eux s’arrêtent sur la place des “ Musiques d’ici et d’ailleurs ”, l’ancienne “ place du marché au Blé ” qui céda son nom à la République au temps où le 14 juillet devint Fête nationale. Là, le barde Legouix les y invite pour un de ces concerts estival dont nul autre que lui a le secret pour animer le cœur de la cité. Avec lui, avant que “ nos aînés n’y [soient] plus ”, entrons “ dans la carrière ” pour y trouver “ la trace de leurs vertus ” !

Allons, enfants d’Catalaunie, si l’évocation de ce “ jour de gloire ” du 14 juillet châlonnais se termine, d’autres lui succèderont. Ils permettront un jour d’évoquer la victoire de ceux d’entre-nous qui aujourd’hui clament “ contre nous de la tyrannie ” et lèvent bien haut l’étendard de leur révolte pour que continue à vivre le patrimoine, la qualité de vie et la fibre humaniste de la Catalaunie, notre petite patrie ! “ Marchons, marchons ” ...
du 1er juillet 2005 au 15 janvier 2006

Regards sur l’art médiéval
collections du musée du Louvre et des Musées de Châlons-en-Champagne : exposition au musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Châlons-en-Champagne
place Alexandre Godart - 51000 Châlons-en-Champagne

Cet été et jusqu’au 15 janvier 2006, celui-ci nous convie à visiter les collections catalauniennes d’art médiéval du Louvre et de nos musées, une splendide exposition sur laquelle nous reviendrons plus en détail dans notre prochain numéro.
Vierge à l’enfant : statue en pierre polychromée, seconde moitié du XVème siècle Musée du Louvre

A voir et à suivre également

Manuscrits enluminés du XIème au XIVème siècles, chartes et sceaux de Champagne : Treize manuscrits auxquels s’ajoute une trentaine de pièces prêtées par les archives municipales.
Exposition présentée du 28 juin au 10 septembre 2005 à la Bibliothèque Georges Pompidou

Les structures territoriales de l’espace champenois du moyen Âge à nos jours : Conférence le samedi 17 septembre à 16 h 00 à la Bibliothèque Georges Pompidou de Michel Bur, professeur à l’Université de Nancy 2.
Gottschalk d’Orbais, de Fulda à Hautvillers : une dissidence : Portrait d’un moine hérétique dans l’Europe et la Champagne au XIème siècle par Bernard Boller, diplômé de l’Ecole des hautes Etudes en Sciences Sociales ; jeudi 29 septembre à 18 h, bibliothèque georges Pompidou

Les 14ème Musiques d’Ici et d’Ailleurs : du 30 juin au 14 août, du mardi au samedi à 21 h place de la République ou place Foch et le dimanche à 17 h sur le parvis de Saint-Alpin

   

(extraits des articles publiés dans le n° 50 du Petit Catalaunien Illustré.
Pour vous procurer ce numéro, profitez de notre offre découverte)

(extrait des articles publiés dans le n° 50 du Petit Catalaunien Illustré.
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(extraits des articles publiés dans le n° 49 du Petit Catalaunien Illustré.
Pour vous procurer ce numéro, profitez de notre offre découverte)

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