Le Petit Catalaunien Illustré


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 Au sommaire du n° 60
L'éditorial : Les jards ont perdu le nord

 
Culture
Le mau mélé de Lou Paté
Les dix ans de Châlons-en-Champagne
Pris sur le net
Vive Châlon-sur-Marnes !
Comment ne pas tomber dans le panneau ?
Chalon ... sur Champagne !
«A» esseulé cherche accent boute-en-train

Histoire d’une oeuvre d’art
Une curieuse chapelle
A la découverte du patrimoine champardennais
Charles Picot
A lire

Société
ZPPAUP : La concertation au rendez-vous ? - le plan de patrimoine
Le réglement - La craie en danger de mort - Les toits de Châlons - La place Foch - Bientôt d’authentiques colombages ?
Trois expositions à découvrir
Des femmes, du plastique et des sacs
Le sort des étrangers en France
Famille et tests ADN

Vers un gel des OGM ? Chiche !
Quand Bure se fissure - Non à la poubelle nucléaire
Lettre ouverte de l’AEMHM au Président de la République

 
L'éditorial
de Bruno Malthet
président de l'association

La vie associative est un combat

Voici le soixantième numéro du Petit Catalaunien Illustré. Pour fêter l’événement, Le Petit Catalaunien Illustré a exceptionnellement pris des couleurs. Il n’en oublie pas pour autant les combats qu’il mène pour dessiner les contours d’une nouvelle Catalaunie. Ce numéro en apporte, une fois de plus, la démonstration.

 

.Voici dix ans, il terminait le premier de ses grands combats, celui du retour au toponyme historique de Châlons, qu’il mena aux côtés de tous ceux qui furent séduits par l’idée lancée par Roger Canard. Disparu l’an dernier, il ne soufflera pas, le 27 décembre 2007, les bougies du dixième anniversaire du retour définitif à l’appellation historique de Châlons-en-Champagne. Mais il s’amusa beaucoup en lisant les bonnes pages de “ L’inconnue du grand bazar ” relatant ce combat.

Une autre de nos lutte serait sur le point d’aboutir : celle de la ZPPAUP, la zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager. Elle a été arrachée difficilement après les combats que nous avons menés autour de la restructuration du CHV. Il aura fallu attendre pas moins de trois ans avant qu’enfin ce chantier soit ouvert et quelques coups de gueule du Petit Catalaunien Illustré pour qu’un début de concertation soit engagé. L’association Nouvelle Catalaunie a formulé des propositions visant à améliorer le projet présenté et le rendre globalement satisfaisant. Mais d’autres demandent à le réduire à la portion congrue. Reste à savoir ce qui, au final, sortira du chapeau…

Ce numéro présente aussi les combats portés par d’autres associations que Le Petit Catalaunien Illustré soutient, comme celui des femmes de Bobo qui gagnent leur autonomie en étant actrices de la préservation de leur environnement, ou encore celui des associations de défense des droits de l’homme sur le sort des étrangers en France. Quand nos hommes politiques, si prompts à prôner l’ouverture à gauche pour mener la politique du front national, reconnaîtront-ils que derrière chaque étranger il y a avant tout un être humain dont la dignité et le droit de vivre en famille doivent être respectés sans avoir besoin d’un test ADN ? Qu’il n’est ni du bétail, ni un présumé délinquant jetable comme un kleenex avec femme et enfants dans un centre de rétention administratif pour cause de quota et de délit légal de faciès ?

Quant aux combats environnementaux, ils seront au cœur des débats du Grenelle de l’environnement initiés par l’Alliance pour la Planète, laquelle n’hésite pas à dire non à la langue de bois. Les sujets ne manqueront pas et, parmi eux, il y a les OGM et le nucléaire. Sur le premier, assisterons-nous réellement à un gel de leur culture ? Et, sur le second, devrons-nous attendre l’irréparable avant que les politiques admettent enfin qu’il s’agit d’une bombe à retardement et que le site de Bure se fissure ?

. Retour au sommaire

Le Mau mêlé catalaunien de Lou Paté

Retrouvez les mots qui suivent dans notre Mau mêlé. Avec les neuf lettres restantes, trouvez l’inventeur de l’anthropométrie et du «sommier» de la PJ.

AOC
APPEL
BIOMETRIE
EMPREINTE
GLYPHE
GROUPER
 
HOMONYME
IDENTITE
LIBELLE
MATRICULE
MEMOIRE
NOM
 
PLAQUE
PRENOM
PSEUDONYME
SIGLE
SYNONYME
TOPONYME
 
 
Les dix ans de
Châlons-en-Champagne


 
Le 27 décembre 2007, Châlons-en-Champagne fêtera le 10ème anniversaire du retour définitif à son toponyme historique après l’avatar de l’annulation le 4 avril 1997 du premier retour décrété en 1995 et un combat commencé vingt ans plus tôt par Roger Canard.
Les souvenirs de Roger Canard, associés à ceux de Bruno Malthet, ont-ils fortement inspiré ce dernier lorsqu’il écrivit « L’inconnue du grand bazar » ? Il y raconte en effet qu’une semblable mésaventure serait survenue à Chaalons-en-Champaigne, la capitale d’une mystérieuse contrée, la Catalaunie. Un doute demeure, toutefois, si on veut bien en croire l’auteur qui précise que « toute ressemblance avec des personnages et des événements existant ou ayant existé serait une pure coïncidence ». Sous cette réserve d’usage, le Petit Catalaunien Illustré publie quelques extraits qui lui semblent de nature à éclairer la religion de ses lecteurs sur ce qui s’est réellement passé.
Pris sur le net

En surfant sur internet, le Petit Catalaunien est tombé sur un site où un internaute avait posé la question de savoir pourquoi “ Châlons sur Marne ”
était devenue
“ Châlons en Champagne ”. Les réponses qu’il a obtenues et celle qu’il a choisi comme étant la meilleure rappellent curieusement le débat qui parasita ce dossier avant 1995.
http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20070820065135AAQFC4O
 
Vive Châlon sur Marnes !

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
et sous celui de Châlon, les Marnes.

Sur leur passage, comme chacun le sait, les Marnes érodent tantôt le “ s ” final, tantôt l’accent circonflexe de Châlons. Telle pourrait être la conclusion à tirer d’une visite sur le site “ http://quid.notrefamille.com ” qui propose aux internautes d’acquérir une reproduction d’une carte de Cassini de «Châlon sur Marnes (Chalons-en-Champagne)» où ne figure que «Chaalons».
 
Comment ne pas tomber dans le panneau ?
On s’étonne parfois que beaucoup de personnes font encore suivre Châlons du toponyme “sur Marne”. Si pour certains c’est délibéré, il n’en va pas de même pour le plus grand nombre, et notamment pour les touristes. A lire les panneaux indicateurs de l’agglomération châlonnaise, on comprend rapidement pourquoi ils tombent dans le panneau !
De Chalon en Champagne...

Le 25 septembre 2007, le site internet officiel du grenelle de l’environnement affiche sur une carte de France qu’une réunion interrégionale se tiendra à “Chalon en Champagne” le 15 octobre.

Le Petit Catalaunien Illustré adresse aussitôt un courriel au webmaster...

 

...à Châlons sur Champagne !
On trouve également de nombreuses pages sur internet avec “ Châlons-sur-champagne”...
Faut-il s’en étonner ? Non, car le mauvais exemple vient d’en haut, du sommet de l’Etat ! On peut en effet lire dans un discours du candidat Nicolas Sarkosy qu’il a “ rencontré, il y a deux semaines, ces deux institutrices de Chalons sur Champagne… ”.
 

“ A ” esseulé cherche accent boute-en-train

Est-ce l’effet TGV ? Toujours est-il que, depuis que la SNCF a troqué à la gare de l’Est ses vieux panneaux indicateurs pour des écrans informatiques, on est passé de Châlons-sur-Marne à Chalons-en-Champagne, sans accent circonflexe sur le “ a ”.
 
Histoire d’une œuvre d’art
L’histoire du bronze de Jeanne d’Arc commence en 1872. Fondu et acquis en 1890, il demeura jusqu’en 1937 dans les réserves du musée avant de rejoindre le square Popelin derrière la cathédrale.
Lorsque Henri Michel Antoine Chapu (1833-1891) expose sa “ Jeanne d’Arc à Domrémy ” au Salon de 1872, son œuvre rencontre un immense succès...

 

Jeanne d’Arc à Domrémy
musée Condé à Chantilly

Une curieuse chapelle

Elle n’a pas grand air, avec ses murs de crépis grisâtres et son clocher couvert de tôles. Et pourtant, le passé de la chapelle de secours de la Chapelle-Felcourt, à la lisière du pays châlonnais et de l’Argonne, est original et mérite d’être conté.

Les églises accueillantes dans la Marne
A l’initiative des Commissions d’Art sacré de Châlons-en-Champagne et de Reims, le Conseil général de la Marne édite un guide des églises ouvertes en juillet et août réalisé par Jean-Pierre Ravaux.
Les abonnés du Petit Catalaunien Illustré en trouveront un avec ce numéro 60. Il est également disponible à l’espace Catalaunien aux heures d’ouverture du Centre du Volontariat. Demandez-le : il est gratuit.
A la découverte du patrimoine de mémoire champardennais

La soixante et unième foire exposition de Châlons-en-Champagne a été l’occasion d’une fort intéressante table ronde sur le patrimoine de mémoire. Le Petit Catalaunien Illustré l’a suivie avec beaucoup d’intérêt.

Quand on parle de patrimoine de mémoire, on pense d’abord et surtout aux conflits militaires qui ont fortement marqué notre région avec deux guerres mondiales au XXème siècle et, au XIXème siècle, la défaite de Sedan en 1870 et les batailles napoléoniennes marquant la chute du premier Empire. Mais, à y regarder de plus près, tout élément patrimonial, du plus modeste au plus célèbre, contient une parcelle de la mémoire des générations qui nous ont précédées

Monument funéraire érigé au cimetière de l’Ouest de Châlons “ à la mémoire de quatre citoyens français […] victimes d’une inique condamnation de la part de l’ennemi et fusillés à Châlons le 22 janvier 1871 ”.
 

Charles Picot
Inventeur de génie et généreux donateur au musée, Charles Picot repose au cimetière de l’Ouest de Châlons.

Le “ moulin Picot ” date de la fin du XVIIIème siècle et fut la propriété du père de Charles Picot, meunier de son état.
Un monument funéraire fort instructif
Charles Picot repose au cimetière de l’Ouest où la ville de Châlons lui érigea un monument funéraire en forme d’obélisque. La face principale de sa base rappelle au visiteur qui il était : “ Ici repose Charles PICOT, mécanicien, né à Châlons, le 3 mars 1799, membre de la Société d’agriculture, commerce, sciences & arts du Département de la Marne, couronné dans plusieurs concours, lauréat de 1ère Classe à l’exposition universelle de 1855, décédé le 19 Novembre 1861 ”.

ZPPAUP
La concertation sera-t-elle de nouveau au rendez-vous ?


Il y eut le rendez-vous manqué de mars 20061, le mépris de juillet 20062 et les couacs de la réunion de mars 20073. Les critiques formulées par l’association Nouvelle Catalaunie sur la forme et le fond du dossier ont cependant commencé à porter leurs fruits. Le projet de zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) qui lui a été présenté le 14 septembre prend en effet en compte une partie de ses critiques antérieures. Reste à savoir si les observations qu’elle a formulées seront intégrées et donneront lieu de nouveau à concertation. Si oui, la ZPPAUP pourrait aller dans le bon sens, celui d’une ville d’Art et d’Histoire.

le plan de patrimoine de la ZPPAUP : Un plan de patrimoine sera adossé à la ZPPAUP afin d’en définir le périmètre et le degré de protection des sites et bâtiments.

 

L’association Nouvelle Catalaunie a présenté la ZPPAUP
sur son stand lors de la journée des associations du 30 septembre 2007. Cette exposition suscita de la part du public beaucoup de questions auxquelles l’association s’est efforcée de répondre. Elle n’a toutefois malheureusement pas pu sensibiliser le maire de Châlons, ni son opposant socialiste déclaré, à ses propositions d’amendement au projet de ZPPAUP. Ni l’un, ni l’autre ne se sont en effet arrêtés sur son stand lors de l’inauguration, contrairement à d’autres élus de tous bords qui encouragèrent l’association à continuer d’agir en faveur du patrimoine...

Restauration ou démolition ?

Restauré, cet ensemble médiéval ouvrant la rue de Marne serait remarquable. Pour l’heure, le plan de patrimoine le qualifie de “ intéressant, à conserver ”. Sa démolition serait donc “ a priori interdite ” selon le règlement de la ZPPAUP. Il est toutefois menacé par un projet immobilier. Aussi l’association Nouvelle Catalaunie est-elle intervenue auprès du promoteur, de l’Architecte des Bâtiments de France et du maire de Châlons pour empêcher ce massacre.

La place Foch

Comment la calamiteuse parenthèse ouverte avec la restauration manquée des façades de la place Foch lors de la restructuration du CHV va-t-elle être refermée ?


Le réglement de la ZPPAUP fait référence au projet de Nicolas Durand. Elle irriterait au plus haut point certains élus qui voulaient la supprimer purement et simplement. Si cette référence devrait être maintenue, elle serait toutefois quasiment vidée de son sens par l’introduction de l’adverbe «notamment». Ce qui est inacceptable, a écrit l’association au Premier adjoint en charge du dossier et à l’Architecte des Bâtiments de France.

Ci-dessous : le projet de Nicolas Durand

La craie : un matériau en danger de mort

Des dangers du PVC

Les toits de Châlons


Une des tuiles plates (24 x 13 cm) recouvrant au XVIIIème siècle les toits de Châlons.

Bientôt d’authentiques colombages du XVème au XXIème siècles ?

Le projet de règlement prévoit de restituer aux colombages leur authenticité originelle que les constructions neuves pourront pasticher.

Du côté des maisons à colombage, le projet de règlement prévoit de leur redonner une cohérence que leur mise à jour chaotique et anarchique n’a pas vraiment permis de mettre en œuvre. Toute peinture, vernis ou lasure seront proscrits sur les pans de bois apparents en chêne qui devront rester nus.

Ci-contre : la montée d’escalier surplombant l’espace Catalaunien : un pastiche du XXème siècle devant une façade remarquable du XVème

Des femmes, du plastique et des sacs

Le GAFREH propose à des femmes bobolaises de gagner leur autonomie financière grâce à leur travail tout en jouant un rôle dans la préservation de l’environnement : elles tissent le plastique et réalisent sacs à main fantaisie, trousses, portefeuille.
 
Le GAFREH

Le GAFREH (groupe d’action des femmes pour la relance économique du Houët) comprend 107 associations ou groupements de femmes ce qui représente plus de 5 000 adhérentes.

Son but est de sensibiliser, de rassembler et de former ses membres afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans le développement socio-économique de la province du Houët. Ses objectifs immédiats : renforcer les capacités des associations et groupements féminins pour une meilleure organisation et autogestion ; appuyer les associations dans le montage et la recherche de financements ; faciliter l’accès des femmes aux micro-crédits ; promouvoir la réalisation de petites activités génératrices de revenus ; favoriser l’insertion des femmes dans des travaux lucratifs au niveau des services publics et privés.

Afin d’aider les femmes à défendre leurs droits, le GAFREH les forme également au code des personnes et de la famille, sur les droits de la femme et des enfants nés hors mariage. Il a contribué à la régularisation de 40 mariages : mariage civil en plus du mariage religieux afin qu’il soit reconnu officiellement et qu’ainsi la femme et ses enfants aient des droits.

Le sort des étrangers en France

La Ligue des Droits de l’Homme, la Cimade, la Pastorale des migrants et Réseau Education sans Frontière ont adressé une lettre ouverte au Président de la République sur le sort réservé aux étrangers en France.
 
Les Droits de l’Homme à la foire exposition

Lors de la 61ème foire exposition, comme l’an dernier, la défense des Droits de l’Homme a été au centre des débats de la LICRA le premier dimanche, d’Amnesty International et de la Ligue des Droits de l’Homme le second. Synthèse et incidents.
 
Amnesty International avait choisi d’axer son intervention autour de sa campagne en faveur des défenseurs des droits humains dans cinq pays cibles : la Colombie, la Russie, la Chine, la Tunisie et le Soudan. Et, pour illustrer son propos, l’association avait invité un Colombien, Henry Raminez, et une Tunisienne, Nadia Amani, à exposer les entorses aux droits de l’homme que leurs concitoyens vivent au quotidien. Tous deux viennent de pays qui, bien qu’on les présente comme des démocraties, n’hésitent pas à torturer, emprisonner et museler leurs opposants.

La présence de Nadia Amani à la foire exposition n’a guère été appréciée par le nouveau député de Châlons, Benoist Apparu. Celui-ci a en effet vivement reproché en coulisse à la présidente du groupe local d’Amnesty d’avoir invité la fille du fondateur du parti communiste tunisien “ qui, en matière de démocratie, n’a rien à nous remontrer ”. Le dimanche précédent, ce même élu avait fait un esclandre lors du débat de la LICRA, en contestant le droit d’un intervenant de mettre en cause le caractère fort peu démocratique du président gabonais Omar Bongo.

“ Quel beau pays, la France … sauf si vous êtes réfugié ! ”, s’est exclamé Claude Katz, ancien secrétaire général de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH).Il expliqua combien il est difficile de créer une conscience européenne des droits de l’Homme et encore plus difficile d’asseoir une citoyenneté européenne lorsque les Européens ont le sentiment que les décisions les concernant leur échappent. Quant à promouvoir les droits fondamentaux des sans papier, pour la LDH, cela pourrait être réglé sans difficulté si on voulait bien prendre en compte qu’ils travaillent, vivent et sont insérés. “ Quand on prétend être la patrie des droits de l’Homme, on agit autrement ! ”
Vers un gel des cultures OGM ? Chiche !...
Jean-Louis Borloo a annoncé un “ gel ” des cultures d’OGM. L’Alliance pour la planète applaudit et engage le ministre à transformer l’essai.
 

Fondée en mars 2006, l’Alliance pour la planète rassemble plus de 70 associations et syndicats, qui représentent plus d’un million d’adhérents et agissent dans divers domaines : environnement, humanitaire, social, agriculture, sciences, droit, consommation, syndicalisme. C’est sur proposition de l’Alliance que se tiendra en octobre le Grenelle de l’environnement.
Site internet :
http://www.lalliance.fr/
 

Quand Bure se fissure

A Bure, la nature se rebiffe contre l’enfouissement des déchets radioactifs. La reversibilité du stockage des déchets nucléaires qui devrait s’y faire se révèle être une imposture scientifique.
Collectifs Bure-Stop / www.burestop.org
AEMHM : Association des Elus Meusiens et Haut-Marnais

Lettre ouverte à Monsieur Nicolas SARKOZY, Président de la République Française

Monsieur le Président,

Je vous écris cette lettre que vous lirez peut-être…

Président de l’Association des Elus Meusiens et Haut-Marnais opposés à l’implantation du “ laboratoire ” en vue de l’enfouissement des déchets nucléaires et favorables à un développement durable, je profite du Grenelle de l’Environnement pour vous interpeller ...
A Bure se joue un enjeu énorme pour l’industrie du nucléaire : une trappe à 500m sous terre pour y fourrer DEFINITIVEMENT, et sans état d’âme officiel, les pires produits de l’activité des centrales mais aussi les monceaux de déchets atomiques que nous promet le démantèlement qui se profile.
Après la supercherie du faux labo, commence l’entreprise d’annexion de centaines d’hectares, au mépris de l’avis des 50000 électeurs meusiens et haut-marnais toujours en attente de référendum sur la question.

Les collectifs ont organisé le dimanche 26 août une marche tous publics aux alentours de Bure (Sud Meuse), dans cette région où l’on entend parfois dire à tort, «les déchets nucléaires sont là» ou «tout est plié».

Car les déchets sont loin d’être arrivés, les galeries ne sont pas construites, les routes sont tout juste tracées et les camions (radioactifs) en provenance de toute la France ne circulent pas encore.
Rien n’est joué, l’opposition continue.
 

 

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