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Sur cette page : la fin d'une polémique ?

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CAVE DU CHV :

26-01-2006 : la fin d'une polémique ?

14-11-2005 : inauguration de la Galerie de l'Hôtel de Ville

La fin d'une polémique ?

France 3 a consacré le 26 janvier 2006 un reportage aux caves médiévales du CHV. En voici le script et quelques images.

La caméra nous conduit dans les caves en passant par la galerie du CHV et nous permet de visionner les caves.

Le présentateur du journal  : " Au sommaire de cette édition de ce jeudi 26 janvier, l’ouverture des caves médiévales sous la galerie de l’hôtel de ville devrait mettre un terme aux polémiques "…

BBB montre les caves tandis que Caroline Moreau, journaliste de France 3 Champagne-Ardenne, introduit son reportage.

 

" L’ouverture des galeries de l’Hôtel de ville de Châlons, c’est aussi la renaissance des caves médiévales enfouies sous le centre. Des caves classées, du XIIIème siècle, utilisées comme grenier à vin, puis comme rayon de magasin, puis comme débarras ".

Explications de Jean-François Campion, directeur de la SEMCHA :

 " Donc avant, c’était des caves, mais avec une humidité très importante, des gravats partout, une cuve à fioul qu’on a dégazé et qu’on a sorti aussi complètement, et puis beaucoup de gravats et de déchets ".

Poursuite du reportage de caroline Moreau :

280 000 € d’investissement et les voici, joyaux du patrimoine châlonnais. On a pourtant craint le pire pour elles ".

Question de Caroline Moreau : Le projet de construction du GHV prévoyait notamment le passage de pieux…

BBB : je n’ai jamais vu de pieux au milieu de ces caves puisque nous avions le souci de les maintenir en l’état…

Question : il y a quand même eu des plans qui à un moment figuraient des pieux qui traversaient…

BBB : je ne les ai pas vu…

 

Dans les locaux de l’Espace Catalaunien, Bruno Malthet, président de l'Association Nouvelle Catalaunie, montre du doigt le plan des caves et explique :

Les pieux qu’ils avaient prévus, on en voit un là, un là, un là… ".

Poursuite du reportage de caroline Moreau :

Le passage des pieux, c’est une association de défense du patrimoine qui s’en était inquiétée. Nous avions souhaité les associer à la visite, ce que la mairie a refusé. Nous leur montrons donc par vidéo les nouvelles caves ".

 

Plan sur Jean-Pierre Ravaux et Bruno Malthet visionnant la vidéo.
Bruno Malthet : " Pour une bonne surprise, c’est une bonne surprise ! Mon seul regret, c’est qu’il faille attendre aujourd’hui pour voir ce qui a été fait, alors que ça fait plus d’un an que l’on demande où en sont les travaux… ".

Fin du reportage de caroline Moreau  " Fin de la polémique des caves de Châlons, des caves qui pourront être visitées par le public à partir du mois prochain "

 

NB : Avant de formuler d'autres commentaires, l'association Nouvelle Catalaunie attend maintenant de pouvoir visiter les caves médiévales que son action a permis de sauver d'une destruction certaine.

 

14 novembre 2005 :
inauguration de la Galerie de l'Hôtel de Ville

Premières nouvelles
des caves médiévales

Lors de l'inauguration de la galerie de l'Hôtel de Ville, l'association Nouvelle Catalaunie a rappelé les caves médiévales
au bon souvenir des Châlonnais en diffusant un tract qui a fait mouche.

Information interdite !

Lors de l’inauguration du CHV, des militants de l’Association Nouvelle Catalaunie ont diffusé une première version de ce document. Tout se passa bien jusqu’à l’arrivée du député-maire à qui l’un d’eux en remis un exemplaire. Dans les deux minutes qui suivirent, le service d’ordre privé entourait nos militants et les menaça de les sortir manu militari et de confisquer leur stock. Motif ? Toute diffusion de tracts doit faire l’objet d’une autorisation préalable, autrement dit d’une censure. Au nom de quoi ? D’un règlement intérieur non écrit et donc non affiché !

Des infos au compte-gouttes

Le tract diffusé par l’Association Nouvelle Catalaunie aura au moins eu un premier effet : le député-maire a dû improviser durant son discours afin d’apporter un début de réponse en indiquant que les caves seraient visitables dans les prochaines semaines via l’office de tourisme. Sont-elles pour autant restaurées ? Il n’en a soufflé mot.

Mais, après ce discours, les militants de l’Association Nouvelle Catalaunie ont eu droit à la visite du directeur d’exploitation d’Altaréa, soucieux de calmer le jeu et que nous arrêtions notre diffusion en évitant toute esclandre. Nos militants lui ont donc expliqué le pourquoi du comment de leur diffusion de tracts, à savoir pouvoir vérifier l’état actuel des caves et que les engagements pris avaient bien été tenus.

D’après le directeur d’Altaréa, les travaux de restauration auraient commencé il y a quelques semaines. Il nous a en conséquence convié à prendre contact avec lui pour le vérifier de visu. Ce que nous avons fait.

On peut légitimement penser que notre pression associative constante de ces derniers mois n’est pas étrangère à l’engagement tardif de ces travaux. Il est tout de même fort regrettable d’être obligé d’en arriver à une diffusion de tracts lors d'une inauguration pour obtenir un début de réponse à nos légitimes interrogations après plus de six mois d’un silence plus que méprisant de la part de la municipalité, chez qui l’opacité de l’information est érigée en institution.

Le contact prometteur que nous avons eu se soldera-t-il par une nouvelle impasse ? La réponse reçue de Altaréa nous invite en effet à passer par la mairie "pour organiser cette visite, si [elle]  souhaite qu'elle ait lieu, puisque les caves sont propriété de la Mairie". Une demande en ce sens a en conséquence aussitôt été adressée à la ville.  

Que sont devenues les
caves médiévales ?

Pour télécharger ce document, cliquez dessus

Cette question, tous les Châlonnais se rendant dans la nouvelle Galerie de l’Hôtel de Ville sont en droit de la poser pour exiger, avec l’association Nouvelle Catalaunie, une réponse.


Lorsque vous rentrez dans la galerie par la rue de Marne, vous passez normalement juste au dessus des caves. Mais existent-elles encore ? La Ville et la SEMCHA ont-elles tenu leurs engagements de les restaurer dans le cadre de la restructuration du CHV ?

Si oui, pourquoi refusent-elles de répondre quand on les interroge ? Si elles n’ont rien à cacher, pourquoi n’est-il pas possible de vérifier l’état de ces caves médiévales inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques ?

XIIIème au XVème siècles : construction de nombreuses caves à voûtes d’ogive autour de Saint-Alpin et de la rue de Marne.

XXème siècle : après leur exploitation commerciale par l’ancien Prisunic pour son rayon disques, deux d’entre elles, situées sous le CHV, sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Novembre 2002 : le permis de construire du CHV signé par le maire de Châlons ne tient aucun compte de la demande de l’Architecte des Bâtiments de France demandant la mise en valeur de ces caves et prévoit au contraire de les transpercer de pieux de fondation et, par conséquent, de les condamner.

Janvier 2003 : l’Association Nouvelle Catalaunie consulte le dossier et dépose un recours devant le tribunal administratif pour sauvegarder ces caves. Pour seule réponse, Mme Vasseur, adjointe au maire en charge de l’urbanisme, déclare le 23 janvier au journal Marne-Hebdo que “ nous avons découvert tardivement les caves du moyen-âge ”.

6 février 2003 : le Tribunal administratif suspend le permis de construire. L’association se déclare prête à retirer son recours si la ville s’engage à restaurer ces caves médiévales.

10 mars 2003 : Bruno Bourg-Broc, député-maire de Châlons, signe un relevé de conclusions où il s’engage à les restaurer et à rendre régulièrement compte de l’avancement de ce dossier. L’association retire en conséquence son recours et les travaux du CHV peuvent commencer.

26 juin 2003 : le conseil municipal de Châlons vote 200 000 € HT (1,3 million de francs) pour mettre en valeur les caves dans le cadre de la restructuration du CHV.

17 juin 2005 : devant l’inquiétude des adhérents de l’Association Nouvelle Catalaunie réunis en assemblée générale, le Premier adjoint au maire précise que les engagements pris seront tenus mais n’apporte aucune précision quant à l’avancée des travaux.

Extrait du relevé de conclusions signé le 10 mars 2003 par MM Bourg-Broc, député-maire de Châlons,
et Camus, président de la SEMCHA

5 - Caves médiévales

5-1 La Ville et la SEMCHA s’engagent à ce qu’aucun des micro-pieux nécessaires à la réalisation de la dalle de reprise surplombant les caves, ne traverse les caves inscrites à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques et les caves secondaires connues ou qui viendraient à l’être lors des relevés, sondages et décapages qui seront effectués à la suite de la démolition des immeubles.

5-2 La Ville et la SEMCHA s’engagent à étudier dans un délai de 2 mois, de concert avec la Commission de sécurité et d’accessibilité, et conformément au souhait de l’Architecte des Bâtiments de France un projet de nature à rendre les caves inscrites à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques visitables avec un guide, dans le cadre d’animations telles que Journées du Patrimoine ou visite guidées de l’Office du Tourisme.

Dans cette perspective seront prévus, dans le cadre des travaux de restructuration du CHV, et au minimum :
- la ventilation de ces caves ;
- la suppression de la cuve à fioul qui s’y trouve ;
- la reprise de l’électricité et l’éclairage des caves ;
- la restauration des voûtes d’ogive des caves, et notamment de
celle actuellement étayée ;
- la suppression des voiles de briques ou moellons qui les défigurent en les cloisonnant indûment, sous réserve de problèmes structurels qui se révéleraient lors de l’étude ;
- la suppression de la dalle ciment, et le décapage de la cave située côté rue du Gantelet, de façon à rendre à cette cave sa hauteur et ses proportions d’origine.
Ce dernier point demande une vérification par sondage pour s’assurer de la solidité des piliers. Ce sondage sera effectué dans les 2 mois.

5-3 La Ville et la SEMCHA s’engagent, en vue de son intégration au projet, à étudier dans un délai de 3 mois un élément de perception visuelle de l’accès aux caves inscrites à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, à un endroit où cela sera techniquement possible, étant entendu qu’il n’est pas envisagé de porter atteinte aux voûtes de ces caves.

5-4 Utilisation commerciale, culturelle ou touristique : la Ville et la SEMCHA poursuivront leurs efforts avec la société chargée de la commercialisation pour trouver une utilisation commerciale aux caves inscrites. Les efforts déployés jusqu’à présent se révèlent peu fructueux compte tenu des contraintes imposées par la réglementation en matière de sécurité et d’accessibilité handicapés (hauteur, unités de passages, sorties de secours, etc…). Il n’est pas envisagé en particulier de réaliser un ascenseur pour accéder aux caves. Ces données incontournables rendent en l’état, difficile une utilisation commerciale, mais aussi culturelle ou touristique.

La Ville et la SEMCHA rendront compte régulièrement, et en particulier en mai 2003, après avoir consulté la Commission de sécurité et d’accessibilité, de l’état d’avancement de ce projet.

24 juillet 2005 : l’association interpelle le député-maire sur la situation réelle des caves et demande à la vérifier de visu. Face à son silence, elle le relance le 8 septembre et alerte la presse.

17 septembre 2005 : citant une source municipale, le journal l’Union écrit que « les caves devraient être visitables à l’ouverture du futur espace hôtel de ville ».

29 septembre 2005 : M. Bruno Bourg-Broc condescend enfin à répondre à l’association. Il lui indique très laconiquement que les « caves n’ont pas souffert des travaux », sans l’inviter à le vérifier, et que « les engagements pris par la ville sur la mise en valeur de ces caves seront respectés », sans précision de délais.

Croix de bois, croix de fer…

«Peut-être aurions-nous dû demander au maire de Châlons et au président de la SEMCHA de faire précéder leur signature de cet adage lorsqu’ils paraphèrent, le 10 mars 2003, le relevé de conclusions mettant fin au litige sur le CHV...

Mais cela aurait-il changé quelque chose ? ...
».

Extrait de l’éditorial de Bruno Malthet, président de l’association Nouvelle Catalaunie, publié dans le n° 52 du Petit Catalaunien Illustré, automne 2005

Ci-contre : Article extrait du journal l’Union du 17 septembre 2005

10 octobre 2005 : l’association répond au député-maire en insistant “ pour constater de visu et le plus rapidement possible l’état de conservation des caves médiévales ainsi que l’avancement de leurs travaux de restauration ”. Elle n’obtient aucune réponse.

14 novembre 2005 : lors de l’inauguration de la nouvelle Galerie de l’Hôtel de Ville, les caves médiévales ne sont pas au programme. Pourquoi ? Dans quel état se trouvent-elles actuellement ? A quoi ont servi les 200 000 € votés par le conseil municipal ?
L’association Nouvelle Catalaunie et le patrimoine

Lors de la journée des associations, l’association Nouvelle Catalaunie a sondé les Châlonnais. Ils ont plébiscité ses actions en faveur du patrimoine et condamné sans équivoque l’attitude de la Ville.

Préservation des caves médiévales du CHV : l’association a-t-elle eu raison de s’opposer à la disparition de ces caves inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques ?


Le silence entourant ces caves aujourd’hui : jugez-vous normal que la ville ne rende aucun compte de son respect des engagements pris par son maire ?

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