num 83

L'édito du n° 83

 

Culture et société

Ce numéro présente un côté particulier. Il prolonge celui de cet été en intégrant une nouvelle qui devait y paraître, mais que l’actualité n’avait pas permis de publier. S’il avait fallu suivre la même logique, sa parution serait encore à reporter aux calendes grecques, l’actualité étant toujours à frapper à la porte.La longueur de cette nouvelle, «Le savetier et la pucelle», vient quelque peu bousculer la présentation habituelle du Petit Catalaunien Illustré en deux parties assez équilibrées, culture et société, au détriment de la seconde.


Mais, lorsque j’ai lu cette nouvelle pour la première fois voici quelques mois, je me suis dit qu’elle avait un petit quelque chose qu’il convenait de vous faire partager. Son côté historique, tout d’abord. Louis Grignon s’y était frotté avec bonheur.Il avait, il est vrai, amassé quantité de sources dans les archives locales pour se lancer dans ce genre littéraire très particulier. Se couler dans ses pas n’était pas évident. Ni recherché, du reste.Mais le résultat est plaisant et le côté historique laisse la place à l’histoire, celle d’un amour impossible qui, comme dans tout conte de fée, finit par triompher. Celle aussi d’une société médiévale où chacun devait rester à sa place, dans sa corporation, où on ne mélangeait pas les torchons et les serviettes ou plutôt, les cordonniers et les savetiers.


Pour accompagner cette nouvelle, trois personnages historiques. L’évêque de Châlons Jean de Sarrebrück qui accueillit la pucelle lorsqu’elle passa en cette ville le 14 juillet 1429, son vidame et l’épouse de celui-ci. Tous trois figureront dans le futur dictionaire biographique des Châlonnais célèbres, illustres ou mémorables, comme les autres évêques et vidames de Châlons dont les recherches biographiques sont en bonne voie. Malgré le peu d’enthousiasme - et c’est un euphémisme - de la municipalité à faciliter mes recherches iconographiques, ce dictionnaire verra le jour l’année prochaine. Et, peut-être, la suite de mon premier roman, «L’inconnue du grand bazar», dont les premiers chapitres sont en ligne sur un blog dédié ayant pour titre «Les mémoires de Bouc-Bigot».


L’aspect très « culture » de ce numéro ne nous fait pas pour autant oublier son côté société. Il a fait l’objet des orientations présentées et débattues lors de notre dernière assemblée générale. Ce numéro se contente de les survoler, un supplément étant adressé à nos adhérents pour leur permettre d’en prendre connaissance. Parmi les orientations adoptées, il en est une qui était attendue depuis longtemps : la tenue de permanences régulières dans le local de l’association, l’espace catalaunien. Ce sera chose faite à partir du mois d’octobre, deux fois par semaine, le lundi après-midi et le mercredi matin dans un premier temps. D’autres sont en cours, comme une initiative forte prise par l’assemblée générale concernant la Haute-Mère-Dieu, le suivi du dossier de l’abbaye de Toussaint et la transformation annoncée de la zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) en aire de valorisation du patrimoine (AVAP). Pour notre association, celle-ci doit s’accompagner d’un secteur sauvegardé correspondant au centre ancien de Châlons.

Bruno Malthet

 Président de l’association


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